Rencontre de deux désirs…

31 octobre 2010, 31° dimanche C, Lc 19,91-10 /

En peu de mots, quelle belle rencontre ! Non pas tant celle de deux hommes que celle de deux désirs ! Le désir caché de Zachée trouve écho dans le désir tenace de Dieu et c’est la joie profonde qui surgit… Cette rencontre ne nous parle-t-elle pas de ce qui se cherche dans chacune de nos vies ? Mon désir ? Son désir ? Une plénitude possible ?

Quel est mon désir ?

« Zachée cherchait à voir qui était Jésus » (Lc 19,3). Quel était le motif de cette recherche ? Une curiosité passagère, le signe d’une soif plus profonde, un désir secret non identifié ? En tout cas, cette quête est suffisamment importante pour l’inciter à prendre certains moyens afin d’arriver à ses fins… Et le voilà escaladant un sycomore pour dépasser le double obstacle de la foule et de sa petite taille. La suite du texte nous révélera qu’effectivement, loin d’une curiosité malsaine, un désir profond l’habitait : celui d’une vie juste et d’une conscience apaisée. En effet, son métier de collecteur d’impôts l’avait entraîné vers une vie qu’il ne désirait pas vraiment, il s’était enrichi en collaborant avec l’occupant et en prenant sa part sur le dos de ses frères et sœurs juifs… Mais la rencontre de Jésus va bouleverser sa vie !  Et nous ?… Vivons-nous la vie que nous désirons réellement vivre ? Ne nous sommes-nous pas laissé entraîner vers une autre vie que la nôtre ? Quel est notre désir profond ? Irons-nous, comme Zachée, jusqu’à prendre les moyens de nous élever au-dessus de la foule, au-dessus du conformisme, au-dessus de notre routine pour nous arrêter et retrouver le désir profond qui nous habite ? Profiterons-nous de ces espaces de silence, de retrait, de discernement, qui nous sont proposés dans divers lieux d’Église, pour renouer avec celui ou celle que nous sommes en profondeur ?

Quel est le désir de Dieu ?

Identifier notre désir profond est un excellent pas pour nous aider à discerner nos choix. Mais n’est-ce pas trop tard pour changer de vie ? « Jésus levant les yeux, l’interpella : “ Zachée, descends vite : aujourd’hui, il faut que j’aille demeurer chez toi !ˮ » (Lc 19,5). Quelle que soit l’étape où nous en sommes dans notre quête spirituelle, nous pouvons entendre cet appel ! Au minimum, Jésus nous dit : «  Le désir profond qui t’habite, c’est l’appel à la Vie… Une Vie qui te précède, qui t’a été donnée, qui est enfouie en toi et qui ne demande qu’à prendre toute sa place. Quitte ce qui sème la mort en toi et laisse La Vie demeurer chez toi, prendre sa place et revivifier tes branches mortes. » En terme plus chrétien, on parlera plus volontiers de l’Esprit de Dieu qui désire demeurer en nous ; qui, en fait, demeure déjà en nous et ne demande qu’à nous vivifier, à nous communiquer sa force, son dynamisme, sa paix, etc. … Nous ne sommes donc pas seuls avec notre désir, comme s’il s’agissait d’un rêve utopique ! Notre désir profond, c’est aussi le désir de Dieu pour nous, un désir tenace (il me faut demeurer chez toi) ! « Dieu plus intime à moi-même que moi-même » disait saint Augustin… Et nos ressources profondes pour changer de vie, ce sont les forces mêmes de Dieu.

Et jaillissement de joie !

« Vite, Zachée descendit et l’accueillit tout joyeux » ( Lc 19,6). Lorsque notre désir profond rejoint celui de Dieu, alors la joie peut jaillir, et une joie effective, agissante, décisionnelle : « Eh bien Seigneur, je fais don aux pauvres de la moitié de mes biens et, si j’ai fait tort à quelqu’un, je lui rends le quadruple ! » (Lc 19,8)… Zachée, qui se croyait enfermé dans son rôle de collecteur d’impôts mais qui rêvait d’une autre vie, va trouver, en Jésus, toutes les ressources nécessaires pour changer totalement de vie ! Et ce n’est pas un changement superficiel : « Aujourd’hui le salut est arrivé pour cette maison ! » (Lc 19,9)… Il a renoué avec la Vie, avec la vie de l’Esprit de Dieu en lui et avec les autres, et cela passera la mort… Voilà jusqu’où l’a mené l’escalade de son sycomore !

Et nous, quel sycomore avons-nous à escalader pour voir Jésus ? C’est-à-dire, quels moyens prendre pour renouer avec notre désir profond qui n’est autre que le désir de Dieu pour nous ?

Permettrons-nous la rencontre de ces deux désirs

pour que jaillisse la joie d’une vie unifiée ?

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9 réponses à Rencontre de deux désirs…

  1. À défaut d’un sycomore, je me contente de mon chêne qui, comme moi, porte son âge… Ces deux créatures veulent particulièrement retenir du message Rencontre de deux désirs … : « … laisse la Vie demeurer chez toi, prendre sa place et revivifier les branches mortes ». Travail de longue haleine ¡ Congé bien mérité pour Benoït, désormais au pays des vacances !
    P.S. Sur la photo de Sète, je crois me reconnaître — je n’ai pas cette photo. TLV

  2. Monique dit :

    Si seulement je « savais » que Dieu veut venir habiter chez moi… ! Mais je ne le « sais » pas ! ! Benoît transcrit : « Il me faut demeurer chez toi ». Peut-être que cette phrase de l’évangile dit vraie mais il me faut l’« entendre »… ! Zachée, est-il dit, cherchait à savoir qui était Jésus et trouve un figuier, là, sur le bord de la route, je suppose, et y grimpe afin de voir Jésus « qui allait passer par là ». Pour « dépasser le double obstacle de la foule et de sa petite taille », dit Benoît, il grimpe sur plus haut que lui, plus haut que la foule. Et nous, où va-t-on trouver un sycomore pour y grimper ? P. Benoît ne croit pas en une curiosité pure et simple, mais au fond, pourquoi pas ? Zachée avait sans doute entendu parler de ce Jésus de Nazareth qui étonnait les foules, il est vraisemblable qu’il ait voulu se « renseigner ». Vouloir se renseigner sur Dieu et vouloir Dieu, est-ce la même chose ? N’est-ce pas plutôt Jésus qui l’a surpris dans son geste pur et simple de recherche d’information en le forçant presque à le recevoir chez lui ? « Descends vite : aujourd’hui il faut que j’aille demeurer dans ta maison », cette phrase est étonnante si l’on songe que les deux ne se connaissaient pas. La suite est encore plus étonnante : « Vite, il descendit, et reçut Jésus avec joie ». Socrate est comparé à un poisson-torpille qui hypnotise ceux qu’il rencontre ; Jésus a-t-il ce même effet ? Car, soyons concrets, il faut être hypnotisés pour « vite » descendre de nos habitudes pour recevoir quelqu’un que l’on ne connaît pas !

  3. Monique dit :

    J’ai fait du chemin depuis hier, le commentaire de P. Benoît est toujours à la fois stimulant et exigeant. Il condamne à la fécondité. C’est pourquoi il est si précieux. Ainsi, ce Zachée grimpé sur son arbre pourrait, il me semble, être vu d’une manière allégorique – les évangiles ne sont-ils pas allégoriques ? Voici alors l’expression qui m’est revenue en mémoire hier soir : « Comme des nains sur les épaules de géants ». L’expression chère aux physiciens de tous les temps serait attribuée à Bernard de Chartres, au XIIe siècle, et utilisée pour montrer l’importance pour tout homme s’engageant dans l’étude de s’appuyer sur les travaux des grands penseurs du passé. Citée par Jean de Salisbury dans son Metalogicon, elle est également utilisée au fil des siècles par divers scientifiques, comme Isaac Newton ou Blaise Pascal… jusqu’à Stephen Hawking, le grand physicien et cosmologiste actuel. En fait, la citation va comme suit : « Nous sommes comme des nains juchés sur des épaules de géants (les Anciens), de telle sorte que nous puissions voir plus de choses et de plus éloignées que n’en voyaient ces derniers. Et cela, non point parce que notre vue serait puissante ou notre taille avantageuse, mais parce que nous sommes portés et exhaussés par la haute stature des géants. »

    C’est sans doute ma tendance à l’éducation qui me pousse, et ce que je lis dans le commentaire de Benoît y conduit, selon moi, directement. J’ai pensé : bien sûr que l’on désire « une autre vie », même si c’est un désir confus ! Nous désirons le meilleur, toujours. Et il est faux ce que je disais hier que l’on ne désire pas Dieu. Car désirer « une autre vie », c’est désirer le Bon, le Bien, la Vérité, l’Amour, l’Absolu, etc., bref, c’est désirer Dieu. (Benoît aura encore le dernier mot !)

    J’aime bien les mots de la citation faite par Jean de Salisbury : « Nous sommes exhaussés par la haute stature des géants ». « Exhaussés » c’est-à-dire « élevés » comme dans le mot « élève ». Éduquer – jusqu’à l’éducation religieuse – c’est élever ce petit ignorant qui ne doit pas, en tant qu’homme, rester enfermé dans un rôle d’inférieur.

    Et moi ? Moi, j’ai alors compris que j’ai un jour trouvé mon sycomore et que j’y suis montée tout aussi imprudemment, aussi hypnotisée que les disciples de Socrate : les épaules du P. Christian. Et comme l’entreprise a malheureusement due se terminer rapidement, Christian m’a confiée à un autre géant : Benoît. Que Benoît ne se sente pas mal à l’aise ; c’est ainsi qu’est le bon éducateur si l’on en croit la citation. En fait, je n’étais pas plus rassurée avec le P. Benoît qu’avec le P. Christian, et je ne le suis toujours pas : que va-t-il m’arriver si je laisse Jésus de Nazareth habiter ma maison ? ! ! Ma maison, c’est-à-dire mon caractère, comme le dit si justement Heidegger…

    Et moi encore une fois ? Moi, j’ai compris que je devais « oser » aborder les grandes questions de la foi avec mon étudiant de la maison rose. Et je l’ai fait ! Avec toute la « manuductio » nécessaire, bien sûr… Et ça a marché ! Et ça marchera encore. Si je suis grimpée sur les épaules de géants, je suis placée de telle sorte que je puis « voir plus de choses et de plus éloignées » que n’en voient mes jeunes. Le commentaire de Benoît m’incite à oser. D’autre part, j’ai compris à neuf que c’est ma « tâche infinie », comme dirait le cher Kant, que de susciter le Désir. Ou d’ouvrir au Désir… ?

    Mes collègues profs pensent-ils la même chose ?

  4. Christian Sacy dit :

    C’est peut-être pas l’endroit pour le dire, mais je le dis quand-même…Nous sommes entierement d’accord avec toi Monique au sujet de Christian et Benoit, sans rien n’y ajouter…(A propos heureusement que tu as des problémes avec ton ordinateur Monique…sinon…)

    Pour moi cet évangile est de toute beauté, on dirait que Jésus est habillé en ‘ jeans’ et se dit je me prends une journée de congé, comme d’autres l’ont dit avant moi,
    il ‘s’invite’, cela ne Lui arrive pas souvent dans l’évangile. C’est vrai que ‘ les siens ne l’ont pas reçu’. Mais chez Zaché, c’est différent on dirait que la pâte Zachée est cuite et qu’il ne reste qu’à la sortir du four.

    Merci Benoit de prendre le temps de nous partager ce que tu apprends à ta session de formation, c’est particulièrement interessant. Même Michel est interessé à lire tes résumés.

    Daniela et Christian

    • Monique dit :

      Rassure-toi, Christian, mon ordinateur est RÉPARÉ ! T’as pas fini de m’entendre ! Blague à part, je suis contente de te voir te joindre à la réflexion continue. Ton idée d’imaginer un Jésus contemporain est amusante et – (as-tu pensé que peut-être Benoît n’aime pas trop les jeans ? ! !) – tout accoutrement up-to-date mis à part, tu suggères un Jésus « proche ». Et ça, c’est magnifique ! Merci ! Merci, mais au fond, ça me fait encore davantage peur…

  5. Daniel dit :

    Le désir… Quel grand thème! Le frère Benoît souligne un point remarquable sur lequel on n’insiste pas assez souvent il me semble, et qu’on pourrait résumer ainsi : voulons-nous vraiment ce que nous «voulons»? L’idée d’une erreur sur le désir…
    Comme j’enseigne la philosophie, cela me donne des réflexes avec certains mots : déformation professionnelle! «Désir» en est précisément un : j’y vois tout de suite l’idée de manque. Il me manque «quelque chose» pour être bien, pour «exister» pleinement, et cela m’attire, je voudrais «l’avoir». Quand on a faim, c’est clair. Notre corps manque d’aliments et le fait savoir : notre estomac réclame son petit déjeuner le matin. Mais déjà, il peut y avoir de la confusion, comme une fringale de chocolat quand je suis au régime : j’en ai envie mais pourtant «ce ne serait pas bon» pour moi ici et maintenant. Alors, que dire des désirs de l’esprit, des désirs du cœur? Là, ça peut être encore moins évident!…
    Le frère Benoît fait un lien qui me frappe : il associe la recherche de notre vrai désir au silence, au retrait et au discernement. Comme il nous le dit bien, l’attitude de Zachée – paradoxale à première vue de la part d’un profiteur du système corrompu où il était – suggère que sa quête de pouvoir et d’argent n’était peut-être pas, finalement, son «vrai» désir. Et le passage de Jésus près de chez lui va faire sortir au jour ce vrai désir… pour lui redonner la vie, et le salut! Le frère Benoît nous laisse bien entendre que Zachée avait sans doute d’abord fait silence, pour en arriver à la décision d’escalader le sycomore. Silence devant l’annonce de la venue de Jésus, qu’il connaissait par ouï-dire et qui devait susciter son estime, d’où sa curiosité; silence devant ce qu’il devait penser de sa propre vie, ses attentes profondes… J’aime donc bien cette idée qu’il nous suggère entre autres de nous arrêter et de faire silence pour nous demander, au-delà de nos habitudes, réflexes, pulsions : qu’est-ce que je désire vraiment au fond? Est-ce si simple comme exercice? Comment distinguer «vrai» désir et envie superficielle, passagère? Est-ce que ça nous «tente», même, de faire ça?…

    Un autre point qui me frappe, mais je ne ferai que le mentionner rapidement car je suis déjà long, c’est quand le frère Benoît nous dit que Dieu désire demeurer en nous, pour ajouter qu’en fait, il y demeure déjà et ne demande qu’à nous vivifier. C’est comme s’il voulait nous dire que la présence de Dieu en nous, «plus intime à moi que moi-même» comme il nous le rappelle à travers saint Augustin, était elle-même comme n’importe lequel de nos talents, qui dépendent de nous pour se réaliser ou pas. Comme une «graine de possible», pouvant porter fruit mais aussi rester là, sans effet, parce qu’on ne s’en occupe pas. Cela voudrait donc dire que notre désir peut «bloquer» même la présence de Dieu en nous, l’empêcher d’agir, la neutraliser comme si elle n’était pas là… Il y a gros à jouer alors, comme en fait foi le résultat lorsqu’elle s’épanouit enfin: «Aujourd’hui, le salut est arrivé dans cette maison.» C’est très profond et on pourrait continuer encore longtemps! Merci beaucoup pour vos réflexions nourrissantes.

  6. Frère Benoît dit :

    Merci à toutes et à tous pour vos réactions à cet article et pour les enrichissements que vous apportez à ma propre réflexion…

  7. Anne-Marie dit :

    Comme vous êtes intéressants! Je viens de lire tout ce qui précède avec un grand intérêt. C’est un plaisir de voir que bien que beaucoup nous sépare (le travail, la distance, la vie quoi!), ici nous nous retrouvons. Cela doit répondre à un désir profond j’imagine…

    Et parlant de désir…

    À la lecture du commentaire du P. Benoît, je me suis demandée de quel ordre était le désir de Zachée. Comment sait-on qu’il s’agit d’un désir profond? Comment sait-on qu’il ne voulait pas seulement «voir pour avoir vu», comme le curieux que décrivent Saint-Augustin ou Heidegger? Moi si j’avais été dans la situation de Zachée, je serais sans doute grimpée dans l’arbre juste pour pouvoir dire que moi aussi j’ai vu Jésus, et plusieurs auraient fait comme moi sans doute. Alors lorsque j’ai lu le commentaire, je me suis attardée (tout comme Daniel on dirait), au désir.

    Sait-on toujours clairement ce que l’on désire? Je ne crois pas. On peut désirer autre chose que ce que l’on croit désirer. Tes propos, Daniel, m’ont aidé à comprendre ce qui me «tracasse» dans cette histoire. Les deux dernières semaines de cours au cégep étaient consacrées au thème de la liberté. Évidemment, les étudiants déclarent spontanément qu’il est impossible d’être libre parce qu’il faudrait pour cela pouvoir faire tout ce qu’on veut quand on veut. Puis, à force de déployer nos idées, de les examiner, de parler de ce que signifie «vouloir» par exemple, nous découvrons en effet que ce que l’on veut vraiment peut être différent de ce que l’on croyait vouloir, que nos désirs peuvent être «masqués». Mais trouver ce que l’on veut, comme le demande Daniel, est-ce que ça nous tente vraiment? Les étudiants n’en sont pas certains, et je peux les comprendre. Parce que ça peut être «plate». Et ennuyant. Et s’il faut en plus être dans le silence, c’est encore pire, «parce que dans le silence, il n’y a rien à faire». Bref, les étudiants étaient d’accord pour trouver ce qui les rendra heureux, mais pas seuls. Malgré ce qu’ils laissent paraître, ils veulent autre chose que le dernier cellulaire et les vêtements les plus à la mode, mais de là à passer à l’acte…

    Alors même si notre tendance à succomber d’abord à une curiosité «légère» demeure, peut-être notre volonté de «trouver certains moyens d’atteindre nos fins» montre-t-elle que nous voulons plus que ce que nous croyons vouloir. Et ce désir profond, pour qu’il puisse être conscient, peut-être nous faut-il un sycomore. Pour que puisse m’apparaitre à moi-même ce qu’il y a en moi, peut-être faut-il suivre un maître, trouver un sycomore, même si au départ on ne sait pas trop ce que l’on souhaite trouver, et que tout commence simplement par un acte de confiance. Finalement, le fait que Zachée ait voulu voir Jésus à tout prix, et même si cela relevait d’abord d’une simple curiosité (comme le suggérait Monique), n’empêche peut-être pas la présence en lui de ce désir profond. C’est ce que j’ai fait quand j’ai décidé d’étudier avec M. De Koninck et Monique. Je les ai suivis sans trop savoir ce que je voulais trouver, mais je les ai tout de même suivis. Et depuis, je sais que je trouve là ce qui correspond à ce que je désire vraiment. Donc toi aussi, Monique, tu dois assumer le rôle que tu fais porté au P. Benoît. Être un sycomore, c’est un peu «donner au suivant»…

  8. Michelle dit :

    Rencontre de deux désirs …un pour Zachée mais quel était donc le désir de Jésus ?
    Jésus n’est-ce pas mon premier modèle ? Que veut-il m’inculquer ?
    « Descends vite » ça presse ! On dit que les Écritures s’expliquent par les Écritures.
    Ici Jésus est à Jéricho, dans sa montée vers Jérusalem c’est-à-dire vers l’accomplissement définitive de sa mission sur terre. Le désir de Jésus est-il celui de son Père ? « Il me faut demeurer chez toi. » Pourquoi faut-il ? Quel désir pressant l’habite ? Ceux qui lui ont été confiés ? Un désir éternel de demeure ? sa fin proche ? Ne rien manquer ? En tout cas il fonce !
    La suite nous apprend que c’est « la maison qui reçut le salut ». non à cause de la foi de Zachée. Serions-nous devant un personnage universel qui symbolise toutes les nations sans discrimination?
    « parce que celui-ci aussi est un fils d’Abraham » Un fils d’Abraham » ? A quoi veut-il capter mon attention avec ce motif ?
    « Dieu peut, des pierres que voici, faire surgir des fils d’Abraham, ».Lc3,8 i.e. aucun état de vie n’est incompatible avec cette qualité, même collecteur d’impôt fraudeur ou collaborateur des ennemis du peuple, etc. La mauvaise réputation de Zachée n’est-elle pas idéale pour crier fort (« ce que voyant tous murmuraient… ») Il nous veut tous peu importe qui nous sommes ?
    Le désir de Jésus « venu chercher et sauver ce qui était perdu » est clair ! Lc18,10.Ce grand désir de Jésus est-il le mien : Allez de par toutes les nations ? Le bonheur des autres m’est-il une urgence ? Le réel désir de Jésus me trouble :
    « Quand il fut proche, à la vue de la ville de Jérusalem, il pleura sur elle » Lc19,41

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