Pourquoi Jésus est-il mort ?

Mourir mais pour-quoi ? Dieu devait-il en passer par là ?

Je vous partage, ci-dessous, quelques réflexions, reprises à l’occasion de plusieurs récollections de vendredi saint… À l’origine, donc, pour un usage oral : j’espère que c’est lisible…

Une première série de réponses…

I – Plusieurs  niveaux  dans la réponse :

1- Jésus est mort parce qu’on l’a tué !

Il y a d’abord les causes historiques : Jésus est mort parce que des hommes l’ont tué, et non pas parce qu’un Dieu vicieux l’aurait fait mourir en croix, ni parce que Jésus aurait souhaité cette mort. Il y a consenti mais il ne l’a pas recherchée… Or cette mort voulue par les hommes – les autorités religieuses autant que les autorités civiles – était une conséquence de sa vie, de son parti-pris pour les pauvres,  de sa proclamation de la vérité contre toutes les déviances de la religion, et surtout parce qu’il appelait Dieu son Père. Sa mort n’est que l’aboutissement de sa vie donnée jusqu’au bout et on ne peut l’interpréter en dehors de ce que fut sa vie. La lumière que Jésus portait sur les paroles, les actions et la vie des hommes commençait à devenir un peu trop crue, un peu trop aveuglante. « La lumière est venue dans le monde, nous dit St Jean, et les hommes ont mieux aimé les ténèbres que la lumière, parce que leurs œuvres étaient mauvaises ». Une lumière qui gêne, on l’éteint; une parole qui dérange, on la fait taire; un geste qui compromet, on tente de le faire disparaître dans l’oubli. C’est tout cela qu’on a voulu faire disparaître avec Jésus.

Mais cela ne suffit pas :

2- Le Christ est mort pour nous révéler le chemin de la Vie en Dieu : Christ l’illuminateur !

Jésus est « l’astre levant venu d’en haut » (Lc 1,7-8 ; cf. Jn 1,4-5 ; 3,19 ; 9,5), qui nous fait passer « des ténèbres à son admirable lumière » (1 P 2,9 ; Jn 12,46), celui qui manifeste la gloire de Dieu (Jn 2,11, Mt 17,2, Lc 9,32, etc) et donne à connaître le Père: « La vie éternelle, c’est qu’ils te connaissent, toi le seul vrai Dieu et celui que tu as envoyé, Jésus-Christ » (Jn 17,3; voir aussi Mt 11,27 ou Jn 14,9-10). Dans cette perspective, la mort de Jésus est nécessairement associée aux ténèbres: cf. Jn 13,30, Lc 22,53, Mt 27,45.

Le Christ est sacrifié,  au même titre que tous les sacrifiés et torturés, du fait que le mal est présent dans le monde. Et se laissant broyer par le mal, le Christ le désarme, posant une brèche dans le cercle vicieux de la vengeance et de la haine : « Pardonne-leur, ils ne savent pas ce qu’ils font ». « Si l’on te frappe sur la joue tends l’autre joue » « Aimez-vos ennemis ». L’amour est plus fort que la haine… « Dans son infinie sagesse, Dieu a établi de vaincre le mal en le subissant, en le prenant de quelque manière sur lui. Il a voulu vaincre, conformément à sa nature, non par la force, mais par l’amour, nous donnant l’exemple, lui le premier, de la manière dont nous devons vaincre le mal par le bien » » (Zundel)

Mais cela ne suffit pas encore :

3) Le Christ nous a obtenu, une fois pour toute, le Salut

Mais quand on a dit cela, on n’a pas encore tout dit : il faut encore tenir que le Christ n’est pas simplement venu nous montrer le moyen de nous sauver, mais qu’Il nous obtient, Lui, le Salut, une fois pour toute.

On a beaucoup employé le vocabulaire de la rançon, de la victime expiatoire, du rachat, du sacrifice… mais attention à ce vocabulaire : à qui est payée la rançon ? Au Mal, à Dieu ? Ce sacrifice était-il un sacrifice offert à Dieu pour calmer sa colère, pour rendre Dieu plus propice aux hommes (cf. la victime propitiatoire). Mais qu’elle est l’image de Dieu que nous colportons avec ce vocabulaire : un Dieu Père ? (Nous y reviendrons plus loin)

Quelques pistes :

  • Ce n’est pas sa mort qui nous sauve, c’est l’ensemble du mystère de sa vie, de sa mort et de sa Résurrection. La mort, c’est ce dont Dieu nous sauve, et le Christ est le premier des sauvés ou celui en qui Dieu nous sauve.
  • Le Christ nous a, de plus, ouvert le chemin de l’union et de la confiance en Dieu jusqu’au bout : « Non pas ma volonté mais ta volonté »… « Entre tes mains je remets mon Esprit »… Or cette vie unie à Dieu c’est justement la vie éternelle. N’étant pas capables, par nous-mêmes, de vivre cette union au Père, le Christ, avec la force de son Esprit-Saint, nous permet de réaliser cette union en lui. C’est le thème cher aux églises d’orient de la « divinisation de l’Homme » : Dieu s’est fait Homme pour que l’Homme devienne Dieu.
  • Le problème du mal, c’est d’abord la question de la souffrance de Dieu, et non pas sa mise en accusation. Que veut dire la croix sinon que Dieu meurt d’amour pour ceux-là mêmes qui refusent de l’aimer.
  • Le Christ est venu non seulement nous montrer le chemin, mais nous sommes sauvés dans sa Mort/Résurrection, c’est le sens du baptême, plongés avec lui dans la mort, nous ressuscitons en lui : Car le véritable miracle de Pâques ce n’est pas tant que Jésus-Christ ressuscite car tout était vie en lui, vie éternelle, vie de Dieu. Il est restauré dans ce qu’il est de part sa nature… Le miracle c’est que le Fils de Dieu soit mort. Car, nous dit Zundel, Jésus est mort non pas de sa mort mais de notre mort. Le Christ va s’identifier à chacun de nous, et prendre sur lui tout le poids du péché, toutes nos entraves (c’est-à-dire nos refus de Dieu). C’est la cohabitation en lui de l’infinie innocence et de l’infinie culpabilité qui l’a tué « Celui qui était sans péché, Dieu l’a fait péché pour nous  » 2 Co 5,21. Mais puisque la mort n’a aucun pouvoir sur lui car il est la Vie, le Christ s’identifiant à chacun de nous peut nous emporter avec lui vers la Vie.

 

Pour aller plus loin…

II – Jésus est mort pour nos péchés

Quand on affirme que Jésus est mort pour nos péchés, on a encore rien explicité ! D’abord, cette expression peut se comprendre de trois façons différentes :

1- Jésus est mort pour nos péchés, pour nous, en notre faveur, pour nous libérer de nos péchés  (thème le plus fréquent dans le nouveau testament : cf. Col 1,13-14 Ac 26,17-18)

2- Jésus est mort à cause de nos péchés cf. Rm 4,25

3- Jésus est mort à notre place Ga 3,13  2 Co 5,21

Les différents mots utilisés sont ceux de rachat,  de rédemption, de satisfaction, mais mal compris cela donne ceci : « Il faut satisfaire à la justice de Dieu moyennant quoi Dieu pourra pardonner aux hommes, et comme l’offense est infinie, du fait que le péché atteint Dieu lui-même, qui est infini, il fallait qu’un prix infini fut payé. Et c’est la justice de Dieu qui exigeait ce prix. Or l’homme étant fini, ne peut fournir une satisfaction infinie. Il fallait donc que Dieu lui-même se fit homme pour payer le prix exigé par la justice divine. » cf. Varillon, La Pâque de Jésus, p.64.

Mais cela pose quelques problèmes :

– Si la justice de Dieu exige une compensation pour le péché, peut-on encore parler du pardon ? Comme si Dieu ne pouvait pas donner libre cours à son pardon avant d’être vengé ? Dieu au contraire est tout Amour, tout Père, tout Don gratuit de Vie… Dans cette vision compensatoire, nous établissons en Dieu un conflit entre sa justice et son amour : or Il n’y a pas de conflit, en Dieu, entre sa justice et son amour.

– Toutes les difficultés viennent de ce que nous transposons, en Dieu, la justice telle que nous la voyons fonctionner ici-bas. Or la justice de Dieu c’est sa sainteté, et la sainteté de Dieu n’est pas autre chose que l’intensité infinie de son amour.

– Cette façon de voir s’accompagne en plus d’une image effroyable : l’image d’un Père impassible dans sa transcendance, pendant que son pauvre fils Jésus paye, de sa vie, le prix nécessaire à la satisfaction de la justice de son Père.

Pour avancer dans notre compréhension, un passage obligé :

Une juste compréhension du thème du  Sacrifice du Christ :

1- Le sacrifice dans l’Ancien Testament

Au moins trois, sinon quatre, sortes de sacrifices : (cf. Mgr Rouet, autour du Credo, p.108)

  • Le sacrifice d’oblation, de don : l’holocauste, sacrifice où la victime est brûlée en entier, disparaissant totalement. Ce sacrifice est typiquement le sacrifice de substitution : Je retire quelque chose de mes biens pour que Dieu puisse avoir un endroit où venir se poser. Dans ce manque Dieu va pouvoir prendre place. C’est un don sans retour, l’offrant n’en reçoit rien…
  • Le sacrifice d’expiation cf Lv 4 (ou sacrifice pour le péché ou de réparation) Dans ce sacrifice, les graisses sont brûlées sur l’autel, la chair est consommée par les prêtres (sauf s’il offre le sacrifice pour lui-même ou le peuple), et le sang joue le rôle le plus important. Celui qui avait fauté imposait les mains sur l’animal : non pas pour expulser sa faute sur l’animal – sinon il aurait offert à Dieu ses péchés – mais pour incorporer l’animal à sa propre culpabilité. L’identification symbolique de l’animal et de sa culpabilité permettait, en faisant disparaître l’animal, de faire disparaître sa faute. On ne peut pas appliquer ce fonctionnement à la mort du Christ ne serait-ce que parce qu’il ne disparaît pas mais  ressuscite ! Sa mort possède une autre signification ! C’est la mort de l’agneau.

Dans saint Jean « Aucun de ses os ne sera brisé » (Jn 19,36) est la définition de l’agneau pascal (Ex 12,46   et Ex 12,5.26 )

  • Le sacrifice de Communion L’agneau est réservé pour le sacrifice de paix, ou sacrifice de Communion, ou sacrifice d’Alliance (cf. Lv 3) Dans le sacrifice dit de « communion », la victime est partagée entre Dieu et l’offrant. À l’époque ancienne, ce type de sacrifice était le plus fréquent, et formait le rite central des fêtes, exprimant, par excellence, la communauté de vie, la relation d’alliance et d’amitié entre le fidèle et son Dieu (cf. Bible de Jérusalem).  Il s’agit d’un sacrifice qui comporte une jonction entre l’humanité et Dieu. Qui rétablit la communion, qui scelle une Alliance…

2- Le sacrifice du Christ

Le Christ donne sa vie pour faire alliance avec son Père ( cf Sang de la nouvelle Alliance). Il meurt pour nous, parce qu’il est l’un d’entre nous. Il entre complètement dans son Père, voilà que l’un d’entre-nous est capable d’atteindre Dieu en son intimité. Ce n’est pas une disparition, ce n’est pas une mort accidentelle, c’est un retour, c’est un départ, c’est la plongée du Fils dans le sein du Père. C’est l’aspiration, par l’amour du Père, de ce Fils qu’il nous a donné.

Là, le sacrifice est éminemment positif puisque c’est un sacrifice de paix, d’Alliance qui nous conjoint avec Dieu. Ce sacrifice relie, ce sens unique est présent dans l’épître aux Hébreux. cf Hb 9,15 «  Voilà pourquoi il est médiateur d’une nouvelle alliance, afin que, sa mort ayant eu lieu pour racheter les transgressions de la première alliance, ceux qui sont appelés reçoivent l’héritage éternel promis. » et encore en Hb 10,8-9 « Il commence par dire: Sacrifices, oblations, holocaustes, sacrifices pour les péchés, tu ne les as pas voulus ni agréés —  et cependant ils sont offerts d’après la Loi — , alors il déclare: Voici, je viens pour faire ta volonté. » Il abroge le premier régime pour fonder le second.

Originellement, la croix constitue un acte de paix (cf Col 1,19-20 ) : « … car Dieu s’est plu à faire habiter en lui toute la Plénitude  et par lui à réconcilier tous les êtres pour lui,   aussi bien sur la terre que dans les cieux,   en faisant la paix par le sang de sa croix.« 

Elle est la signature de Paix. On peut dire que Dieu a signé l’Alliance avec nous d’une croix !

Sacrifice veut dire faire du sacré : ce n’est pas la mort, Dieu ne veut la mort de personne. C’est le Fils qui retourne à son Père, totalement, hors de nos limites. Par conséquent, en son humanité, le Fils devait dépasser, outrepasser les limites de l’humanité pour aller dans le sein de Dieu. Donc en son Corps tré-passer. L’agneau pascal, c’est l’agneau du passage en Dieu.

Le sacrifice eucharistique est le sacrifice de la Nouvelle Alliance, nous ne sommes pas la religion de la mort, nous sommes la religion du dépassement. Ce qui veut dire que notre vie est plus grande que nos propres limites…. Notre vie est faite pour être donnée…

3) « Jésus-Christ est mort pour nos péchés » signifie alors

1-  Jésus est mort pour nous : Il nous a libérés de l’emprise du péché, par son sacrifice de paix, une fois pour toute, il est vainqueur de la mort, la communion avec Dieu est rétablie (Nouvelle Alliance). Non pas parce que Dieu ne voulait pas nous pardonner avant, mais parce que l’un d’entre nous a pu  atteindre le cœur de Dieu, alors que notre péché nous en empêchait. Il nous suffit alors de nous laisser incorporer au Christ pour ressusciter avec lui. (Cf le Baptême et l’Eucharistie). Le péché, la mort n’ont pas le dernier mot et ne sont rien à côté de la capacité du Père à aimer, c’est-à-dire à donner la Vie !

2-  Jésus est mort à cause de nos péchés : face à nos refus à notre violence, la seule arme réellement puissante dans l’ordre de l’amour c’est l’anéantissement la kénose (cf Ph 2,7), l’abaissement, l’humilité de Dieu ( cf. Varillon) qui ne se place pas en rival (sans quoi il pourrait nous balayer de la main) ni en puissant selon nos critères, mais en quête incessante de notre amour : Le Seigneur Dieu appela l’homme et lui dit : « Où es-tu ? » Gn 3,9. Le drame originel (pour ne pas parler de péché originel) ce n’est pas l’homme qui veut être Dieu, c’est l’Homme qui ne veut être que soi, sans vis-à-vis : ni Dieu (peur de Dieu, il se cache et le prend pour un rival) ni autre être humain (refus de la complémentarité Homme-Femme et de la fraternité cf Caïn et Abel). Mais dans ces conditions, l’homme n’existe tout simplement pas !  L’être humain pécheur n’est plus en direction de Dieu mais du Néant. Eh bien Dieu, par son anéantissement, va nous rechercher jusque-là ! (C’est cela aussi la descente aux enfers…)

3- Jésus est mort à notre place : Non, si l’on pense que l’on méritait la mort à cause de nos péchés et que le Christ s’en est chargé pour nous libérer (Sans quoi on retombe dans le problème de la justice de Dieu séparée de son amour). Oui, dans le sens où le péché nous conduisant au néant, Dieu a pris ce même chemin d’anéantissement pour nous en libérer. Ainsi la mort ne nous conduit plus au néant mais à Dieu. Il n’y a plus de lieu où nous conduirait notre péché et où Dieu serait absent, c’est ce que l’on veut dire par « la communion est rétablie ! » C’est ce que l’on veut dire par un sacrifice d’Alliance.

On pourrait conclure par « Jésus est mort pour nous donner la Vie, sa Vie ! »

Si le grain tombé en terre ne meurt pas, il reste seul, mais s’il meurt, il donne beaucoup de fruit… Pour entrer dans la vraie Vie qui est don total de soi, il faut accepter de mourir à soi… C’est ce que nous disions tout à l’heure : nous ne sommes pas la religion de la mort mais la religion du dépassement, dépassement de nos limites, de notre péché pour entrer en communion avec Dieu. Cette offrande, ce don de soi, ce sacrifice de communion, Jésus l’a réalisé de façon unique, et s’étant identifié réellement à tout être humain dans tous les recoins possibles de nos refus, il nous fait entrer avec lui dans la Vie même de Dieu…

Si nous y consentons…

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12 réponses à Pourquoi Jésus est-il mort ?

  1. tutin-vogel dit :

    Grand merci pour ces éclairage sur des termes que j’entends trop aujourd’hui dans mon entourage * paroissial * tels que rachat, rançon etc…et qui à l’approche de la semaine dite * sainte*me choquent ..Il n’est question dans ces approches que de péché à expier, du sacrifice nécessaire de Jésus qui vient en *rançon* et que Dieu livre au bourreau à cause de nos péchés qui doivent être rachetés…Il doit avoir une sacré comptabilité même avec ordinateur!!!!!..etc..merci de vos éclairages.

    Vos explications m’ouvrent d’autres horizons.

    armand tutin-vogel

  2. Olivier koffi dit :

    approche très plausible que je crois plus proche de la vérité.
    Que pensez vous du « livre de la vie véritable » intitulé troisième évangile, qui semble donner une approche similaire?

    • Frère Benoît dit :

      Merci pour la participation au blog… Je ne connais pas ce livre, mais vue les petites recherches que je viens de faire, via internet, cela m’a l’air très farfelu… Il n’y a que quatre évangiles et la révélation est close depuis la mort/résurrection de Jésus Christ. Il n’y a pas à rechercher des inventions qui sortent de je ne sais quelle révélation privée, mais à approfondir l’unique révélation accomplie en Jésus Christ ! Bonne continuation dans votre recherche d’approfondissement de la foi…

  3. crea-bn dit :

    Un grand Merci pour ces nouvelles clés de compréhension, ce bel éclairage. Je cherchai justement des éléments sur la mort et la résurrection du Christ pour répondre à des questions très pointues que l’on m’a posé dernièrement.

  4. ferlay dit :

    merci pour votre explication sur le sujet du christ et je suis pour ne pas diviser les biens et des mals car dieu a son amour pour les hommes et qui peut pardonner nos pechés surtout les hommes avouent devant dieu pour les pechés mais parfois les hommes ne veulent pas connaitre leurs verités sur les pechés et je pense que ca ne sert rien cacher les verités sur les pechés devant dieu alors dieu peut pardonner les peches pour les hommes et j espere les hommes concilent avec dieu pour établir le dialogue

  5. tout cela ne me dit pas si jésus est né véritablement dans une étable dans le désert au Sud de Galilée côté d’un bœuf et d’un âne, pour moi c’est vaste mensonge , pourquoi Dieu a t’il fait mourir son fils a 30 ou 33 ans alors qu’il l’avait fait lui même, un père qui tue son fils!!!!! ça je ne comprend pas, alors que Dieu ne parle que d’amour, c’est incroyable, Tu ne tueras pas dit la Bible, mais! Dieu a tuer son fils, Je voudrais une explication humaine, car cette théorie n’est pas logique

    • Frère Benoît dit :

      Oh là là… Merci pour ces questions… Premièrement la naissance entre le bœuf et l’âne, c’est une représentation qui nous vient de la première crêche mise en place par Saint François d’Assise au XIIIeme siècle… Ce que nous dit l’Evangile c’est : « elle l’emmaillota et le coucha dans une mangeoire, car il n’y avait pas de place pour eux dans la salle commune. » (Luc 2,7) Donc oui, Jésus est né dans une étable, il n’y a pas vraiment de raison pour remettre cela en question… Quant à l’expression « un père qui tue son fils » effectivement c’est horrible et incompréhensible, mais cela n’a rien à voir avec l’histoire de Jésus et les raisons de sa mort… J’avais cru que l’article essayait de décrire les raisons de la mort de Jésus, apparemment il n’est pas suffisamment clair et j’en suis désolé… Pour faire bref disons que Dieu ne tue personne, mais que en s’incarnant, Jésus de Nazareth est devenu mortel comme tout être humain… Et il est mort à 33 ans parce que des hommes l’ont mis à mort et non pas Dieu !!!

      • pakret dit :

        Merci de donner cette précision ; en effet Dieu n’a pas voulu la mort de son Fils, c’est les hommes qui l’ont tué, et c’est aussi Lui même qui est allé volontairement à la mort ; Dieu a simplement accepté cette mort, ce n’est pas Lui qui l’a tué

        • pakret dit :

          Mais c’est Dieu qui l’a ressuscité, comme Lui même est aussi est sorti du tombeau par sa propre puissance ; Dieu n’a pas permis que « son Saint voit la corruption » (Psaume 16)

  6. Frei Sylvain dit :

    Sur le site : http://www.frerebenoit.net/2011/04/22/pourquoi-jesus-est-il-mort/

    dans l’article Pourquoi Jésus est-il mort ?

    il est écrit: Jésus est mort à notre place

    Dans le NT, il est écrit partout : Jésus est mort « pour nous »

    Exemples :

    Galates 3:13 Christ nous a rachetés de la malédiction de la loi, étant devenu malédiction pour nous-car il est écrit: Maudit est quiconque est pendu au bois,

    Romains 4:25 lequel a été livré pour nos offenses, et est ressuscité pour notre justification.

    2Co 5:21 (Annotée Neuchâtel) Car Celui qui n’avait point connu le péché, il l’a fait péché pour nous, afin que nous devinssions justice de Dieu en lui.

    2Co 5:21 (Darby) Celui qui n’a pas connu le péché, il l’a fait péché pour nous, afin que nous devinssions justice de Dieu en lui.

    2Co 5:21 (Martin) Car il a fait celui qui n’a point connu de péché, [être] péché pour nous, afin que nous fussions justice de Dieu en lui.

    2Co 5:21 (Nouvelle Edition de Genève) Celui qui n’a point connu le péché, il l’a fait devenir péché pour nous, afin que nous devenions en lui justice de Dieu.

    2Co 5:21 (Ostervald) Car Celui qui n’a point connu le péché, il l’a traité en pécheur pour nous, afin que nous, nous devenions justes de la justice de Dieu en lui.

    2Co 5:21 (Segond 1910) Celui qui n’a point connu le péché, il l’a fait devenir péché pour nous, afin que nous devenions en lui justice de Dieu.

    2Co 5:21 (Segond 21) [En effet,] celui qui n’a pas connu le péché, il l’a fait devenir péché pour nous afin qu’en lui nous devenions justice de Dieu.»

    Mais, il n’est jamais écrit : Jésus est mort « à notre place » !

    Jésus est-il mort ‘pour moi’ ou ‘à ma place’ ?

    Si Jésus est mort à ma place (comme vous le dites, comme beaucoup le disent !) et que je meurs de la première mort, il est donc mort à la place de ma mort définitive, de la seconde mort

    (Apocalypse 2:11 Que celui qui a des oreilles entende ce que l’Esprit dit aux Églises: Celui qui vaincra n’aura pas à souffrir la seconde mort.)

    Il est aussi dit qu’il est mort pour tous

    (2 Corinthiens 5:15 et qu’il est mort pour tous)

    S’il est mort à la place de tous les pécheurs, de la seconde mort, aucun pécheur ne passera plus par la mort à la fin des temps ! Tous sont sauvés !

    Ce résonnement a une faille… Non ?

    • Frère Benoît dit :

      Peut être… Mais il faut tenir la logique de l’ensemble de l’article me semble-t-il… Ce que j’entends par « à notre place » -qui est un des aspects parmi d’autres- est explicité dans l’avant dernier paragraphe et non dans le sens où vous l’évoquez…

  7. petit dit :

    Bonjour Père
    Ce n’est pas un commentaire mais une question: pourquoi Jésus est-il venu si tard dans la vie des hommes? il n’y a que 2017 ans environ

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