Fin de synode…

Synode... à suivre...

Synode… à suivre…

           Nous avons suivi attentivement les travaux du synode des évêques, d’autant plus que, dans notre émission radiophonique du mardi, intitulée « Parole d’Église pour aujourd’hui. », nous cherchons à présenter, au plus grand nombre, les textes du magistère de l’Église. Après avoir bouclé la lecture attentive de Laudato Si’ sur plusieurs mois, nous avons parcouru sur les ondes l’instrumentum laboris, le document de travail des évêques réunis en Synode. Ce samedi matin, il n’est pas évident de se prononcer puisque c’est durant cette fin de semaine que nous en saurons plus. D’après les échos, suite à la première mouture du document final présenté jeudi dernier aux pères synodaux, les évêques sont parvenus, comme on pouvait s’y attendre, à un texte équilibré –et donc peu audacieux- « entre évêques soucieux de réaffirmer l’enseignement de l’Église catholique sur le mariage et ceux mettant aussi l’accent sur l’accompagnement à offrir aux personnes s’écartant de cet enseignement. » « Le document final a fait l’objet de demandes de précisions. En particulier devant la brèche ouverte à un éventuel accès des divorcés-remariés aux sacrements par un chemin de discernement accompagné par un prêtre selon des critères établis par son évêque. Des pères synodaux se sont inquiétés que cela ne conduise à faire valoir la conscience individuelle devant la loi morale alors que la conscience requiert d’abord d’être éclairée par l’enseignement de l’Église. ‘Des intervenants ont demandé des clarifications quant au rôle des évêques locaux à qui il faudra fournir des critères objectifs de discernement’, ajoute Romilda Ferrauto, porte-parole francophone du Synode. »[1]

       Les évêques de différents bords –s’ils se sont un peu neutralisés mutuellement– ont pu, en tout cas, se parler et s’ouvrir un peu plus à la vision de leurs confrères d’autres cultures ou d’autres sensibilités. Plusieurs évêques ont noté que la liberté de parole était sans comparaison avec les synodes précédents. La grande partie du travail en groupes linguistiques a permis justement un dialogue plus simple et plus profond entre les participants. La plus grande synodalité voulue par le pape François et rappelée lors de son discours de samedi dernier à l’occasion des 50 ans de l’institution du Synode des évêques par Paul VI en 1965, est donc déjà en marche.

         Quelles avancées concrètes ce synode permettra-t-il ? Tout dépendra de la mise en œuvre. Il semble que les pères synodaux aient voulu laisser plus de place à une pastorale adaptée suivant les pays et les diocèses. C’est-à-dire en laissant plus de latitude aux conférences épiscopales et aux évêques, cela pourrait permettre effectivement de belles avancées. Par ailleurs, nous ne savons pas encore quelle suite le pape donnera aux travaux des pères synodaux. Il a laissé entendre, lors de sa rencontre avec la commission de rédaction du document final, que les évêques devaient prendre leurs responsabilités et ne pas se défausser en demandant systématiquement au pape de trancher les questions épineuses. Nous voyons par-là que le pape aura le souci de se situer dans la continuité des travaux synodaux, mais jusqu’où prendra-t-il des initiatives pour trancher certaines questions, nous ne le savons pas pour l’instant, surtout que le pape François nous a habitué à quelques surprises… En principe le texte final remis au pape devrait être rendu public avec éventuellement le nombre de voix obtenues pour chaque paragraphe (come lors du synode de l’année passée) et ensuite, toujours en principe, une exhortation post-synodale du pape François devrait s’en suivre dans les mois à venir… À suivre donc…

 


La vie par ici

           La semaine fut marquée par notre traditionnelle session sur la « relecture de son histoire affective ». Espérons qu’elle aura permis aux novices de faire un pas de plus dans la reconnaissance de leur parcours et dans l’acceptation de ce qui les a façonnés. Ce peut-être l’occasion, parfois, d’avancer sur un chemin de pardon et d’action de grâce ; c’est toujours une opportunité pour le groupe des novices de mieux se connaître mutuellement et donc de mieux comprendre les façons d’être de chacun en fonction de leur histoire personnelle singulière. En général cela apporte plus de tolérance, de compréhension et de soutien mutuel sur le chemin de la vie.

Sur ces quelques nouvelles, bonne semaine à chacune et chacun,

Bonne route sur le chemin de la vie, avec peut-être le soutien de la Prière du cœur

 

[1] Cf. Article de Sébastien Maillard sur La-Croix.

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