Le bon rythme…

Après quelques jours de silence en raison des fêtes et des absences, je reprends mes bonnes habitudes en ce début d’année 2014…

Echange de cadeaux au noviciat, la nuit de Noël

Échange de cadeaux au noviciat, la nuit de Noël

Voici donc une nouvelle année qui s’ouvre devant nous : temps des bonnes résolutions, des bons vœux, d’un dynamisme renouvelé… Le constat aussi, pour plusieurs, que les années semblent passer de plus en plus vite, au fur et à mesure que nous avançons en âge…

Mais aussi, reconnaissons-le, cette date de début d’année grégorienne est toute symbolique : pour nous, chrétiens, le début d’année commence au premier dimanche de l’Avent et, si l’on se fie aux historiens, nous serions plutôt vers 2018 ou 2020 après la naissance de Jésus ; pour les juifs, c’est à la fête de Rosh Hachana, le 1er de Tichri (vers septembre, octobre), que débute la nouvelle année, et nous sommes en 5774 du calendrier juif ; pour les musulmans, le premier jour du mois de Muharram, a débuté cette année le 4 novembre dernier, et ils en sont à l’année 1435 de l’Hégire… Et si on allait voir du côté de l’Asie, nous aurions bien d’autres calendriers, avec notamment la fête du Têt qui se tiendra le 31 janvier cette année…

Bien sûr nous avons besoin de rythmes et de repères, le mérite du calendrier grégorien est certainement de fédérer bien des cultures et des religions dans un calendrier qui s’impose comme « universel », mais en même temps, ne nous laissons pas trop prendre par le rythme commercial que l’on veut nous imposer ! Je ne suis pas très vieux, mais je sais bien que dans mon enfance, et cela était encore plus vrai pour nos parents et grand parents, la fête du Nouvel An passait plutôt inaperçue, la grande fête de fin d’année était bien la fête de Noël ! Aujourd’hui on nous parle des « fêtes de fin d’année », de « l’arbre des fêtes » et certains nous invitent, le 25 décembre, à célébrer le « solstice d’hiver » !

Quels rythmes, nous donnons-nous ? Il me semble que l’année liturgique est bien plus riche que l’année civile et elle ne nous incite pas à prendre de bonnes résolutions que nous ne pourrons pas tenir, mais nous offre, dans l’année, des temps de conversion, notamment le carême (mais aussi le « petit carême de l’avent ») pour nous entraîner à une vie plus belle… Quarante jours pour s’initier à une vie meilleure me semblent plus profitables que quelques souhaits formulés à la vite au nouvel an… Cette année liturgique nous offre également des temps de réjouissance, non pas fondés sur des fêtes artificielles à construire à grands coups de dépenses en feu d’artifice et autres réveillons, mais sur des vérités fondamentales qui sont sources de joie profonde.  Noël : Dieu a pris chair, il est venu nous rejoindre pour nous mener à Lui… Pâques : le mal et la mort n’ont pas le dernier mot, mais la Résurrection du Christ qui préfigure notre propre résurrection, c’est elle qui a le dernier mot !…

Je reconnais cependant que l’échange des vœux est une très bonne chose et nous permet de renouer des liens parfois distendus, mais cet échange de vœux est d’abord lié à Noël, avec l’envoi de belles cartes de Noël et non pas au nouvel an grégorien, avec des cartes, souvent bien fades : un bouchon de champagne qui saute, ou des représentations de boites de cadeau sur fond brillant, c’est pas terrible…

Je vous souhaite donc, pour 2014, de trouver le bon rythme…

 __________________

La vie par ici

Les fêtes de Noël et du Nouvel An se sont bien passées, en paroisse, elles furent plutôt calmes… Les jeunes, environ 300, se sont rassemblés au Centre Culturel, après la messe du 31 décembre au soir, pour passer dans la joie le cap de 2014.

La commission formation au travail

La commission formation au travail

Je rentre aussi du Burkina-Faso, pour quelques jours de travail (de la commission formation) et de rencontre avec les frères de Ouagadougou. C’est toujours un plaisir de pouvoir souffler un peu et retrouver les frères, notamment « mes » anciens novices…

Nous reprenons, maintenant, le bon rythme du temps ordinaire…

Publié dans Accueil | Laisser un commentaire

Au-delà des apparences !

12 janvier 2014, Baptême du Seigneur, année A, Mt 3,13-17 /

Depuis la naissance dans une mangeoire, et à chaque étape de la vie de Jésus de Nazareth, nous sommes appelés à un acte de foi, au-delà des apparences : Ce petit enfant, emmailloté dans une mangeoire serait le Verbe de Dieu par qui tout existe !? Ce jeune homme qui vient se faire baptiser parmi les pécheurs serait le Fils de Dieu !? Cet homme défiguré par les outrages et qui se meurt en croix serait le Sauveur du Monde !? La question est toujours là-même, et beaucoup de gens nous interpellent : « Vous pensez vraiment que cet illuminé, mort il y a deux mille ans, est d’un quelconque intérêt pour nous aujourd’hui ? Vous croyez vraiment qu’il a sauvé le monde alors que notre monde semble toujours aller aussi mal ? Vous vous imaginez que vos églises qui se vident ont un quelconque avenir ? » Oui, oui et oui, loin de nous aveugler, la foi au Christ nous permet de voir le sens profond de notre histoire au-delà des apparences ! C’est bien ce même regard de foi auquel sont invités les contemporains d’Isaïe ou de Jean Baptiste : Au-delà des apparences, « celui-ci est mon Fils bien-aimé ; en qui j’ai mis tout mon amour. » !

Au-delà des apparences, Jésus de Nazareth est bien le Centre de l’histoire !

Le baptême de Jean était un baptême de purification et de conversion, rappelez-vous ses paroles de feu : « Engeance de vipères ! Qui vous a appris à fuir la colère qui vient ? Produisez donc des fruits qui expriment votre conversion… » (Lc 3,7-8) Et voilà que Jésus de Nazareth vient se faire baptiser parmi les pécheurs… A-t-il besoin de conversion ? Si oui, est-il vraiment le Messie ? Jean lui-même s’interrogera « Es-tu celui qui doit venir ou devons-nous en attendre un autre ? » (Lc 7,19) Interrogation reprise par les juifs bien-pensants : « Cet homme qui passe son temps avec les impurs et les pécheurs ne peut pas être le Messie… » Aujourd’hui, l’interrogation s’est déplacée, mais elle persiste : si ce Jésus de Nazareth, que l’on veut bien admirer pour sa compassion et son humanité, était vraiment Dieu, il nous en aurait « mis un peu plus dans la vue » ! Eh bien, nous, croyants, nous affirmons que cet homme sans éclat est le Centre de l’Histoire, l’alpha et l’oméga, le Verbe de Dieu par qui tout fut créé et par qui tout existe ! D’où nous vient cette prétention ? De notre foi, reçue et approfondie jour après jour, qui rejoint une intuition profonde inscrite en nos cœurs : finalement, contrairement aux apparences, cette simplicité, cet amour jusqu’au bout, ce don total, cet effacement devant les hommes : ce sont bien les manières de Dieu !

Au-delà des apparences, le monde est sauvé !

Plusieurs figures du Messie étaient présentes dans l’Ancien Testament : un Messie triomphant ou un Messie serviteur-souffrant… Sans ambigüité, Jésus ne reprendra à son compte que la figure du serviteur souffrant, laissant entendre que son triomphe ne ressemble en rien à celui imaginé par les hommes : « Mon royaume n’est pas de ce monde… » (Jn 18,36). C’est donc bien dans sa vie donnée jusqu’au bout, dans l’amour plus fort que la haine, que le mal a été vaincu une fois pour toute, malgré les apparences… Ne confondons pas notre rêve d’éternité et le Salut auquel nous sommes appelés ! Si notre monde était parfait et éternel, il serait mort ! Car la vie est, au contraire, cet amour à construire à travers, ou grâce, aux aléas de notre vie personnelle, ou de l’histoire du monde… Si notre être était semblable à une sphère parfaite, il n’y aurait aucune prise pour la rencontre, pour l’amour, pour la croissance… Mais puisque notre être est fragile, faillible, blessé, il est justement capable de rencontre, d’amour, de croissance… Le Salut de notre monde n’est donc pas l’anéantissement de sa fragilité, de ses soubresauts, de sa violence, mais l’ouverture de cette vie ambivalente à une autre Vie ! Nous n’avançons pas dans un mur, mais vers le Royaume de Dieu, qui est en train de se déployer, au-delà des apparences ! Le mal et la mort n’ont pas le dernier mot : notre monde est sauvé !

Au-delà des apparences, l’Église est bien l’avant-garde du Royaume qui vient !

On peut, bien sûr, se saisir de toutes les imperfections de l’Église pour la rejeter, la décrier et surtout s’éviter d’entendre ses interpellations relatives à une vie plus juste, plus vraie, plus respectueuse de l’être humain -depuis la conception jusqu’à la mort, en passant par toutes les vies apparemment sans intérêts et non productives-… Et, cependant, au-delà des aléas de l’histoire, au-delà des apparences, cette Église de pécheurs, qui prit naissance à partir des quelques disciples de Jean qui prirent au sérieux la voix venue du Ciel : « Celui-ci est mon Fils bien-aimé ; en lui j’ai mis tout mon amour. » (Mt 3, 17), est bien l’avant-garde du Royaume qui vient ! Ne crée-t-elle pas une fraternité universelle, au-delà de toutes frontières ? Son histoire ne regorge-t-elle pas d’hommes et de femmes qui ont, de siècle en siècle, comme le Christ, fait triompher l’amour au sein des conditions de vie les plus inhumaines ? Et, aujourd’hui encore, n’est-elle pas un rempart face au monde de l’argent, du pouvoir, de la domination, du matérialisme, du désenchantement ?

Un jeune homme s’est fait baptiser par Jean, dans le Jourdain il y a deux mille ans…

Et la face du monde en fut changée…

Au-delà des apparences, croyez-vous cela ?

Publié dans Commentaires de l'évangile dominical | Laisser un commentaire

Meilleurs Vœux !

Juste un petit mot au cœur des fêtes pour vous souhaiter un Bon Temps de Noël et une Belle Année 2014 !

Nativité (Arcabas)

Nativité (Arcabas)

Comme nous y invite la fête de la Sainte Famille, que ces temps de fêtes et que l’année qui s’ouvre vous donne de soigner et d’élargir votre fraternité :

–          Que vos familles soient de plus en plus des familles de saints, où l’on s’épaule mutuellement sur le chemin d’une vie Bonne et Belle !

–          Que vos communautés chrétiennes soient de plus en plus des communautés animées d’un esprit de famille, où chacun compte vraiment pour les autres !

–          Que ces lieux de vie vous ouvrent à une fraternité toujours plus universelle avec la grande famille humaine en marche vers la quête de bonheur !

Et que le Seigneur vous donne de pouvoir traverser les joies et les épreuves de cette année 2014 avec courage, persévérance, et confiance au Salut opéré par le Christ : nul mal, nulle épreuve, nulle mort n’a le dernier mot, mais c’est bien la Résurrection du Christ à laquelle nous sommes appelés à participer qui a le dernier mot sur toute chose !

Bon temps de Noël ! Et Belle Année 204 !

etoile-de-noel_2917894

 

Publié dans Accueil | Laisser un commentaire

Sainte Famille, famille de saints !

29 décembre 2013, Sainte Famille, année A, Mt 2,13…23 /

L’Évangile est assez peu loquace sur la Sainte Famille, ainsi, selon les années liturgiques, trois textes nous sont proposés : « La fuite en Egypte », « La présentation au Temple », « La fugue de Jésus à Jérusalem ». Or, aucun de ces textes ne nous parle de l’intimité de la vie familiale de cette Sainte Famille ! Ne cherchons donc pas trop à inventer ce que l’Évangile ne nous dit pas, mais nourrissons-nous du peu qui nous est dit pour inspirer nos familles humaines, nos communautés chrétiennes familiales, notre famille humaine universelle ! Ne s’agit-il pas de passer de la Sainte Famille à une famille de saints ?

Nos familles humaines…

Que nous disent les évangiles ? Que Jésus n’était pas couvé par ses parents : «  Jésus resta à Jérusalem sans que ses parents s’en aperçoivent. Pensant qu’il était avec leurs compagnons de route, ils firent une journée de chemin avant de le chercher. » (Lc 2,43-44) ; Que ses parents ne comprenaient pas tout : « Mais eux ne comprirent pas ce qu’il leur disait » (Lc 2, 50) ; Que Jésus était soumis à ses parents (Lc 2,51)… Mais surtout que Marie et Joseph étaient disponibles à l’Esprit de Dieu pour conduire leur famille. Il suffit de penser à « l’annonciation » à Joseph, à l’annonciation à Marie, ou au passage de ce dimanche où, par deux fois, Joseph est averti en songe : d’abord pour fuir en Egypte puis pour s’installer, non en Judée, mais à Nazareth en Galilée. La suite de l’Évangile nous révélera le même chemin de sainteté : non pas une vie parfaite de la part de la famille de Jésus qui parfois a voulu s’opposer à sa vie de prédicateur errant : « Sa famille, l’apprenant, vint pour se saisir de lui, car ils affirmaient : ‘Il a perdu la tête.’ » (Lc 3,21) mais une vie toujours plus disponible aux événements, à l’identité profonde de Jésus, à l’inspiration de l’Esprit. Au-delà des images pieuses d’une Sainte Famille à imiter cultivons surtout le respect mutuel, la désappropriation de l’autre qui est d’abord fils ou fille de Dieu –et non ma propriété– pour devenir, non pas de nouvelles Saintes Familles, mais des familles de saints !

Des communautés chrétiennes familiales…

« Voici que sa mère et ses frères se tenaient dehors, cherchant à lui parler. À celui qui l’en informait Jésus répondit : « Qui est ma mère et qui sont mes frères ? » Et tendant sa main vers ses disciples, il dit: « Voici ma mère et mes frères. Car quiconque fait la volonté de mon Père qui est aux cieux, celui-là m’est un frère et une sœur et une mère. » » (Mt 12,46-49) Au-delà de nos familles humaines, il faut donc construire la nouvelle famille de Jésus. Ce ne sont plus nos origines, nos liens de parenté, nos ethnies qui doivent déterminer notre fraternité mais bien notre appartenance à la famille du Christ. Alors examinons, chacun, notre communauté chrétienne, est-elle effectivement notre nouvelle famille ? Quelle fraternité y vivons nous, quels soutiens mutuels, quelle proximité dans les épreuves comme dans les joies ? N’y a-t-il pas un pas supplémentaire que nous pourrions poser pour avancer sur ce chemin de la fraternité ? Quand je manque l’eucharistie par exemple, je ne manque pas tant à une obligation qu’à mes frères et sœurs, qu’à ma communauté : « Un seul être vous manque et tout est dépeuplé » (Lamartine). Les fidèles de nos églises d’occident passablement vides en font l’expérience cruelle chaque dimanche.

Une famille humaine universelle.

Il s’agit donc de sortir de nos cercles familiaux, pour entrer dans notre nouvelle famille-communauté mais cela ne suffit pas, l’Église catholique n’est pas une secte ! La question à se poser serait la suivante : en quoi mon « lieu d’Église » m’ouvre-t-il à une famille universelle ? Nos communautés chrétiennes ne se fondent pas sur des affinités, sur le choix de celles et ceux qui auraient le droit de s’asseoir sur le même banc que moi, mais sur le fait que nous sommes convoqués ensembles par le Christ. Mon « lieu d’Église » peut ainsi devenir un lieu privilégié de fraternité universelle, n’en faites-vous pas l’expérience dans vos églises bigarrées où se retrouvent des frères de toutes origines, de tous âges, de toutes conditions ? Pour ma part c’est mon quotidien grâce à la vie religieuse : des frères et sœurs de tous âges, de tous pays, de toutes cultures avec qui je partage la même vie non seulement chez moi, mais sur les routes de la Mission… La Sainte famille a donc dû s’ouvrir à la famille des disciples du Christ – Marie devenant Mère de l’Église– mais plus encore les communautés chrétiennes ont dû s’ouvrir à la diversité des nations et des peuples, comme en a témoigné Paul, l’ardent évangélisateur des Nations ou comme en ont témoigné les moines de Tibhirine, frères au-delà des appartenances religieuses –Marie devenant Mère de l’humanité-.

Alors comment, comme a dû le faire la Sainte Famille, passer :

D’une simple famille à une famille de saints ?

D’une famille restreinte à la famille des disciples du Christ ?

D’une famille de disciples à la famille humaine universelle ?

N’est-ce pas cela Noël ?

Publié dans Commentaires de l'évangile dominical | 2 commentaires

En marche vers Noël…

     Sans trop y penser à l’avance, je vois que notre marche vers Noël est bien marquée au sceau des trois notes assomptionnistes : homme de communion, proposant la foi, solidaire des pauvres.

Marche interreligieuse du 14/12/2013

Marche interreligieuse du 14/12/2013

Homme de communion : notamment à travers la marche de la fraternité interreligieuse, organisée avec passion par le frère Serge, le samedi 14 décembre dernier. La situation des grèves du premier trimestre est venue perturber les préparatifs et la marche elle-même, puisque certains établissements avaient programmé des cours de rattrapage ou autres examens au même moment… Les marcheurs du matin furent donc un peu moins nombreux que l’année passée, mais beaucoup ont rejoint les activités plus festives de l’après-midi : danses traditionnelles, match de foot, de basket ou de badminton et surtout concert avec quelques petites et grandes pointures de la scène togolaise, Omar B, Las Casas, Poundy Cissé, Gnozi Biré et quelques artistes en herbe de la ville de Sokodé. Ce fut en tout cas un grand évènement pour la ville de Sokodé, qui permit de nouveau à des jeunes de différentes confessions chrétiennes et de différentes religions de fraterniser et de mieux se connaître.

Pape-FrançoisProposant la foi : notamment à travers la conférence de l’Espace d’Alzon : « Quels changements dans l’Église catholique suite à l’élection du pape François ? » ou encore à travers la récollection d’Avent pour les adultes de la paroisse, avec lesquels nous avons essayé de partager la teneur de l’exhortation apostolique Evangelii Gaudium. Ces deux évènements rassemblant respectivement 40 et 80 participants étaient animés par votre serviteur… Cette semaine, ce sera au tour des jeunes de la paroisse de vivre une journée de récollection.

Solidaire des pauvres : D’abord à travers l’accompagnement de personnes qui passent des épreuves difficiles dans leur vie : problème de couple, problème de sorcellerie et d’attaques malveillantes, soutien matériel et aide pour des soins dans la mesure de nos possibilités… Mais encore via le sacrement de réconciliation offert abondamment lors des quatre soirées de réconciliation proposées dans chacune des paroisses de la ville… Que de situations de pauvretés matérielles, relationnelles, affectives à soutenir et à relever par la force de la Grâce de Dieu !

    Est-ce que tout ceci a permis à l’incarnation du Verbe de se déployer en nous et autour de nous ? J’ose l’espérer ! Et vous, quels furent les petits et grands gestes qui vous ont permis de vraiment préparer l’avènement de Dieu en vous et autour de vous ?

Publié dans Accueil | Un commentaire

Accomplissement !

22 décembre 2013, 4ème dimanche de l’Avent, année A, Mt 1,18-24 /

« Tout cela arriva pour que s’accomplit la Parole du Seigneur. » (Mt 1,22) Quel est cet accomplissement si cher à l’évangéliste Matthieu ? Accomplissement de l’attente messianique certainement, mais encore ? Pour nous, hommes et femmes du vingt-et-unième siècle, le Messie est venu il y a deux mille ans, mais qu’est-ce que cela a changé dans la marche de notre monde ? « Rien », pourrait-on dire, à vues humaines… Mais « Tout », si l’on porte sur le monde un regard de foi : le monde n’en est plus à ses balbutiements, le Règne de Dieu est en marche, le Mal est foncièrement vaincu, l’accomplissement du projet de Dieu pour sa Création avance à grands pas. À l’approche des fêtes de Noël, contemplons de près cet accomplissement en marche, pour qu’une joie profonde puisse nous animer et pas simplement une joie forcée et passagère pour le temps des fêtes.

Accomplissement du Projet de Dieu !

Fondamentalement, ce que nous célébrerons au jour de Noël, c’est l’accomplissement du projet de Dieu depuis la Création du monde ! On pourrait le résumer ainsi : depuis les origines, Dieu n’a pas voulu vivre refermé sur lui-même mais a désiré, d’un grand désir, partager son immense amour avec des êtres capables d’entrer dans une véritable relation d’amour avec lui. Cela nécessitait des êtres libres, intelligents, connaturels à Dieu. Et c’est ainsi que Dieu créa notre Monde : le règne minéral, le règne végétal, le règne animal, tous animés mystérieusement de l’intérieur par son Verbe créateur « Par lui, tout s’est fait, et rien de ce qui s’est fait ne s’est fait sans lui.» (Jn 1,3) Un monde, donc, avançant avec une logique (cf. logos), avec un sens… Mais pour conduire ce monde avec intelligence, il fallait un être intelligent, semblable à Dieu, et c’est ainsi qu’il créa l’être humain, homme et femme, à son image, selon sa ressemblance, capable d’une réciprocité d’amour. Mais l’homme, marqué par ses fragilités, par ses peurs, par ses propres replis, ne pouvait correspondre au projet de Dieu sans le secours de la grâce, sans que le Fils de l’Homme ne lui ouvre les portes de la vie divine. Et c’est ainsi que l’Incarnation du Verbe, inaugurée depuis la Création du monde, s’est déployée encore à travers l’Alliance avec un peuple capable de l’accueillir plus encore : le peuple d’Israël. Et de ce peuple est finalement née une jeune femme capable d’accueillir en son sein le Verbe de Dieu.

Accomplissement en Marie !

Ce qui se joue dans le récit de l’annonce à Joseph, c’est donc bien cet accomplissement de l’Incarnation du Verbe de Dieu à travers le peuple d’Israël. Le passage que nous méditons en ce jour est précédé du récit de la généalogie de Jésus, depuis Abraham jusqu’à Joseph : quatorze générations d’Abraham à David, quatorze générations de David à l’exil à Babylone et quatorze générations de l’exil à Babylone jusqu’à Jésus de Nazareth. Matthieu, qui s’adresse à des judéo-chrétiens, insiste tout au long de son évangile sur l’accomplissement des prophéties du Premier Testament : Jésus de Nazareth est bien le Messie attendu, il est bien fils d’Abraham, fils de David, car c’est Joseph qui, en lui donnant son nom, l’intègre dans cette lignée. Joseph, s’il n’est pas le père biologique, comme on dirait aujourd’hui, est bien le père légal de Jésus. Or ce Messie ne sera pas un chef militaire, libérateur de l’oppresseur, comme l’espérait un grand nombre, mais le Verbe fait chair, Celui qui nous ouvre la voie vers l’accomplissement du projet de Dieu : Celui qui va permettre à l’être humain de passer de ce niveau terrestre de vie à une vie de communion avec Dieu.

Accomplissement en nous !

L’Incarnation du Verbe, qui a donc commencé depuis la Création du monde, puis s’est réalisée en Jésus de Nazareth, doit encore se poursuivre en chacun de nous : « Dieu s’est fait homme pour que l’homme devienne Dieu » comme le résument si bien les pères orientaux. Ainsi, l’accomplissement de l’Incarnation n’est pas dernière nous mais devant nous ! Il s’agit de permettre au Verbe d’habiter en nous, or c’est bien ce qu’opère en nous chaque eucharistie, ainsi que toute la vie sacramentelle : ils nous permettent de nous laisser configurer au Christ. Voilà donc la joie profonde qui doit habiter nos fêtes de Noël : le monde a un sens, le mal n’a pas le dernier mot, le Verbe est en train de prendre chair depuis la fondation du monde, de façon à mener chacun d’entre nous, et toute la Création, à sa plénitude ! C’est à la fois une joie profonde, et un appel à nous laisser configurer jour après jour au Christ.

En ce temps des fêtes, quels gestes de solidarité, de fraternité, d’amour, vais-je poser pour avancer vers l’accomplissement de mon être en Dieu ?

Oui, à Noël, le projet de Dieu pour l’humanité s’accomplit,

Oui, à Noël, Marie donne chair au Verbe de Dieu,

Oui, à Noël, nous célébrons l’accomplissement possible de notre vie en Dieu !

Publié dans Commentaires de l'évangile dominical | 3 commentaires

Pause d’Avent…

advent3

Juste un petit mot pour vous signaler qu’en raison des activités qui se bousculent ces jours-ci, le blogue se met en pause cette semaine… Bonne préparation à  Noël ! Et à bientôt…

Publié dans Accueil | Un commentaire

« L’Afrique » ou « Des hommes et des femmes en terre africaine » ?

afrique

            L’Afrique est rarement sous le feu des projecteurs pour les bonnes raisons, mais bien plutôt pour les violences interethniques, les guerres, les crises sanitaires, la misère quotidienne et j’en passe… Pour ma part, je vous parle peu de la situation socio-politique, d’abord en raison de la réserve à laquelle je me sens tenu comme étranger accueilli en terre d’adoption, mais aussi parce que les discours tout faits sur l’Afrique me fatiguent singulièrement. Premièrement, « l’Afrique » en soi n’existe pas : chaque sous-région, chaque pays, chaque coin de pays vit une réalité nuancée que les généralités effacent. Deuxièmement, les analystes et spécialistes  de tout acabit, africains ou non, du type des journalistes de « Jeune Afrique » donnant leurs leçons sur la bonne gouvernance, sur la bonne gestion,  avec l’éternel refrain laissant entendre que tous les problèmes de l’Afrique viennent du néo-colonialisme et de l’ingérence des puissances étrangères, m’exaspèrent au plus haut point ! Je me demande souvent combien de journalistes de « Jeune Afrique » vivent effectivement et à plein temps en terre africaine, j’ai quelques doutes… Je suis tout de même reconnaissant à « Jeune Afrique » de nous donner des informations que l’on trouve rarement ailleurs…

            Je ne désire donc guère vous dire que l’Afrique ce serait ceci et non cela, faisant preuve d’un afro-optimiste tout aussi infondé que l’afro-pessimisme… Et puis surtout, depuis 24 ans où j’ai eu la chance de vivre de longs temps sur différents continents, je fais toujours plus le constat que les hommes sont semblables, d’un bout à l’autre de la planète ! Que partout il y a le ciel et la terre et, entre les deux, des hommes et des femmes qui cherchent à vivre au mieux !

– En Afrique, comme ailleurs, il y a des Nelson Mandela, qui sont loin d’être des saints (contrairement à ce qu’on voudrait nous faire croire) mais qui ont fait et feront encore bouger dans le bon sens leur pays… Mais il y a aussi des dirigeants qui s’accrochent au pouvoir, et surtout vivent de façon complétement déconnectée de la base… Et, entre les deux, des dirigeant qui essaient de faire de leur mieux !

– En Afrique, comme ailleurs, il y a ceux qui ont l’impression que parler suffit, comme si la Parole était efficace en elle-même (de la même manière que l’on pense résoudre les problèmes en France en votant des lois)… Mais il y a aussi la foule de ceux qui ne parlent pas et redressent les manches, jour après jour, pour faire avancer leur communauté, leur coin de pays… Et, entre les deux, il y a toutes celles et tous ceux qui, entre espoir et désabusement, se battent au quotidien !

– En Afrique, comme ailleurs, il y a ceux qui sèment la haine inter-ethnique, inter-religieuse, par fanatisme ou tout simplement pour emplir leurs poches via ce business des enlèvements, des trafics, de l’exploitation des pauvres gens… Mais il y a, aussi, la formidable tradition d’accueil de l’étranger, de respect de la vie, de tolérance religieuse… Et, entre les deux, toutes celles et tous ceux qui cherchent à vivre avec justesse et bonté, malgré les tentatives de récupération et de manipulation qui pullulent sur la misère !

– En Afrique, comme ailleurs, il y a des maux chroniques : la malaria, le sida, la corruption, l’électricité alternative, les nids d’éléphants sur les routes… Mais il y a aussi le soleil au quotidien, une nature généreuse, une jeunesse pleine de potentiel… Et, entre les deux, de petites ou grandes structures de santé qui soignent de mieux en mieux, de nouvelles routes qui se font, des nids de poules que l’on bouche avec persévérance, de nouvelles solutions pour produire de l’électricité, etc…

Je pourrais poursuivre la liste sur de longues pages… Mais je préfère vous laisser avec ce refrain :

En Afrique, comme ailleurs, il y a le ciel et la terre et, entre les deux, des hommes et des femmes qui cherchent à vivre au mieux !

Publié dans Accueil | Un commentaire

Confession, contrition et pénitence !

8 décembre 2013, 2ème dimanche de l’Avent, année A, Mt 3,1-12 /

      Confession, contrition et pénitence, voici trois termes que vous trouverez certainement trop désuets ! Mais ils me sont inspirés par l’expression de l’évangile de ce dimanche : « Produisez donc un fruit qui exprime votre conversion ! » (Mt 3, 8) Nous insistons, à juste titre, sur la miséricorde de Dieu, et le pape François nous incite à faire de l’Église « le lieu de la miséricorde gratuite, où tout le monde peut se sentir accueilli, aimé, pardonné et encouragé à vivre selon la bonne vie de l’Évangile. » (Evangelii Gaudium n°114) Or justement, dans cette citation du pape, la miséricorde va de pair avec l’encouragement à vivre selon « la bonne vie de l’Évangile »… Cela rejoint donc éminemment les propos de Jean-Baptiste qui insiste pour que les foules qui viennent à lui, ne considèrent pas « son baptême de pénitence » comme un geste magique pour « échapper à la colère de Dieu », mais comme un acte fondateur pour une vie nouvelle ! Confession, contrition et pénitence, des termes désuets ? Revisitons-les ensemble si vous le voulez bien…

Confession !

       Durant ce temps d’Avent, nous serons invités à vivre le « sacrement de la réconciliation », et non plus la confession, comme on disait par le passé… La confession n’est qu’une partie du sacrement qui, même dans le sacrement célébré individuellement, comporte plusieurs temps : l’accueil, la lecture de Parole de Dieu, la confession des péchés (l’aveu), un signe de conversion (la pénitence), la prière pour accueillir le pardon (l’acte de contrition), l’absolution et l’action de grâce. « Par ailleurs ‘Confesser’ signifie trois choses : proclamer sa foi, reconnaître l’amour dont Dieu nous aime, et dire ses péchés. »[1] Ce que nous confessons d’abord, c’est donc l’amour et la miséricorde de Dieu qui nous permet de venir lui confier ce qui pèse sur notre conscience, ce que nous savons être mal, afin qu’il puisse nous relever et nous permettre de grandir : « Aux prêtres je rappelle que le confessionnal ne doit pas être une salle de torture mais le lieu de la miséricorde du Seigneur qui nous stimule à faire le bien qui est possible. Un petit pas, au milieu de grandes limites humaines, peut être plus apprécié de Dieu que la vie extérieurement correcte de celui qui passe ses jours sans avoir à affronter d’importantes difficultés. » (Evangelii Gaudium n°44) N’est-il pas essentiel de croire vraiment en ce regard d’amour de Dieu sur chacun de nous pour pouvoir confesser nos péchés ?

Contrition !

        L’acte de contrition consiste à exprimer notre regret d’avoir offensé le Seigneur et nos frères humains, et à manifester notre désir de conversion. Pensons ici, peut-être, tout simplement à Pierre : « Et Pierre se souvint de la parole que Jésus avait dite : « Avant que le coq chante, tu m’auras renié trois fois. » Et, sortant dehors, il pleura amèrement. » (Mt 26,75) Apparemment, ce n’est pas dans cet état d’esprit que Pharisiens et Sadducéens viennent se faire baptiser par Jean, puisqu’il les traite « d’engeance de vipères ! » La contrition, cette étape du sacrement, ne consiste pas à s’écraser devant Dieu, mais c’est au contraire l’occasion d’un grand acte de foi et de courage, pour se remettre debout : croire que la grâce de Dieu peut agir dans ma vie encore et encore, malgré l’impression que je puis avoir de retomber sans cesse dans les mêmes péchés ! « Dieu ne se fatigue jamais de pardonner, c’est nous qui nous fatiguons de demander sa miséricorde. » (Evangelii Gaudium n°2) Faire contrition, regarder sa vie avec vérité et confiance en Dieu, n’a donc rien à voir avec une spiritualité mièvre et désuète, mais c’est au contraire un acte de libération, de joie, de croissance !

Pénitence !

       « Produisez donc un fruit qui exprime votre conversion ! » (Mt 3,8) Le rituel du sacrement invite le prêtre ou le pénitent à proposer un signe de conversion et de pénitence : prière, partage, effort pour sortir de soi-même, de ses habitudes et, surtout, service du prochain. La pénitence n’a donc rien à voir avec un effort que l’on ferait pour obtenir de Dieu le pardon ou d’autres bienfaits. Elle consiste, au contraire, à permettre au pardon de Dieu, reçu gratuitement, de renouveler notre vie de façon tangible. Nous pouvons penser ici à Zachée : Dieu s’invite chez-lui et cela bouleverse sa vie : « Voici, Seigneur, je vais donner la moitié de mes biens aux pauvres, et si j’ai extorqué quelque chose à quelqu’un, je lui rends le quadruple. » (Lc 19,8) Quelle joie profonde de savoir que nul homme n’est enfermé dans son passé, mais qu’il est capable d’une vie nouvelle et belle. Poser un acte de pénitence, de conversion, c’est croire en soi et en la Grâce, au-delà de toutes les apparences et de toutes les étiquettes !

Saisirons-nous, en ce temps d’Avent, l’opportunité du sacrement de réconciliation,

pour le vivre non pas machinalement, avec calcul ou avec crainte, mais avec joie et vérité ?

Qu’en pensez-vous : la confession, la contrition, la pénitence, sont-elles passées de mode ?

 

[1] Pierre Journel, La célébration des sacrements, Desclée, Paris, 1983, page 177.

Publié dans Commentaires de l'évangile dominical | 3 commentaires

Bonne année !

          advent1

            Non, je ne me suis pas trompé de date… Mais je viens vous souhaiter une bonne année liturgique ! Nous avons la chance, comme chrétien, de pouvoir donner un certain dynamisme à notre année et ce n’est pas rien ! Pour la plupart des gens le rythme va être donné par le travail et par les congés auxquels chacun aspire de toutes ses forces, ou encore par la météo… Du coup si la météo est en berne, si le travail nous pèse et si les congés se font attendre, le moral on prend un coup ! Nous autres chrétiens sommes marqués, certes, par ces rythmes communs, mais également par celui de l’année liturgique, d’une toute autre profondeur. En Avent nous voici tendu vers un double avènement : celui de l’incarnation de Jésus dans le sein de Marie dont nous allons faire particulièrement mémoire à Noël mais aussi celui de l’avènement du Fils de l’homme à la fin des temps. Ce temps est donc celui de la mémoire et de l’attente !

Mémoire de l’incarnation il y a deux mille ans, mais aussi mémoire de l’incarnation de Dieu dans notre propre vie : l’occasion de jeter un regard en arrière : à quels moments, lors de quels événements ai-je expérimenté la présence de Dieu dans ma vie, dans la vie de mes frères, dans la vie du monde ? Était-ce lors d’une retraite, lors d’une rencontre particulièrement marquante, lors d’une balade dans la nature, lors d’une épreuve traversée etc. Faire mémoire, faire cette anamnèse de nos vies est essentiel pour pouvoir nous tourner vers l’avenir dans l’espérance. Notre espérance ne se nourrit pas d’autosuggestion que tout ira mieux, mais de notre foi au Christ Ressuscité, né de Marie, qui a marché sur nos routes humaines, qui fut vainqueur de tout mal, qui nous accompagne toujours sur la route, et nous attend pour une vie de plénitude. Notre espérance se nourrit, ainsi, de ces expériences de Dieu dans nos vies, instants fugaces de certitude et de plénitude, pierres d’appui pour traverser les épreuves de nos vies.

Mémoire donc, mais aussi attente ! Je pourrais, me semble-t-il, remplir des pages sur le thème de l’attente, et celui du désir qui n’est rien d’autre que le thème de la chasteté, car désirer c’est vivre !… Mais je préfère donner la parole à Benoît XVI :

 « L’attente, le fait d’attendre, est une dimension qui traverse toute notre existence personnelle, familiale et sociale. L’attente est présente dans mille situations, des plus petites et banales, aux plus importantes, qui nous touchent totalement et au plus profond de nous-mêmes. Nous pensons entre autres à l’attente d’un enfant par des époux; à l’attente d’un parent ou d’un ami qui vient de loin pour nous rendre visite; nous pensons, pour un jeune, à l’attente du résultat d’un examen décisif, ou d’un entretien d’embauche; dans les relations affectives, l’attente de la rencontre d’une personne aimée, de la réponse à une lettre, ou de l’accueil d’un pardon… On pourrait dire que l’homme est vivant tant qu’il attend, tant que l’espérance est vivante en son cœur. C’est à ses attentes que l’on reconnaît l’homme: notre «stature» morale et spirituelle peut être mesurée à partir de ce que nous attendons, de ce en quoi nous espérons.

Chacun de nous peut donc, spécialement en ce Temps qui nous prépare à Noël, se demander: « Moi, qu’est-ce que j’attends ? A quoi, en ce moment de ma vie, mon cœur aspire-t-il ? ». On peut se poser la même question au niveau familial, communautaire, national. Qu’est-ce que nous attendons, tous ensemble ? Qu’est-ce qui unit nos aspirations, qu’est-ce que nous avons en commun ? » (Angelus, du 1er dimanche de l’avent 2010)  

            Le temps de l’avent vient donc raviver notre désir, et donc nous apporter un surcroit de vie, n’est-il pas essentiel alors de le saisir et de se donner les moyens de le vivre ? Bon début, donc, d’année liturgique !

Publié dans Accueil | Laisser un commentaire