Retraite

 

Juste un petit mot depuis notre lieu de retraite… Nous sommes en effet en pleine retraite de rentrée pour les novices, l’occasion de se plonger dans le Seigneur avec quatre temps d’oraison par jour (de 45 min à 1h chacun) ; une rencontre quotidienne avec leur accompagnateur ; et bien sûr tous les offices qui nous rassemblent. Plusieurs témoignent de la chance qu’ils ont de pouvoir vivre cela, et découvrent pas mal de choses à laisser dialoguer l’histoire de leur vie avec la Parole de Dieu… J’espère que vous vous êtes tous donné la chance de pouvoir vivre un jour cette intimité avec le Seigneur.

Pour la méditation de ce dimanche, je vous renvoie donc à un texte d’il y a trois ans, mais qui ne me paraît pas vraiment passé de date…


Chemin de vie…

15 septembre 2013, 24° dimanche C, Lc 15,1-32 /

 Habituellement, à partir du récit du « Fils prodigue », l’accent est mis sur la grande miséricorde du Père, ce qui est tout à fait juste. Mais, pour approfondir d’autres harmoniques de ce texte, regardons cette fois-ci plus précisément le chemin de vie de ce fils cadet. Ne nous parle-t-il pas du chemin de vie d’un grand nombre de nos contemporains et peut-être du nôtre : une autonomie revendiquée, une crise salutaire et une fraternité renouvelée ?

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La vie par ici

Cette semaine sera encore marquée par le départ des nouveaux religieux vers leurs communautés respectives (Lyon, Toulouse, Ouagadougou, Tananarive), et même s’ils ne sont plus sous ma responsabilité, le « maître » reste soucieux de ses enfants… Ça n’a pas très bien commencé, car le premier voyageur pour la France a raté son avion… Mais bon je crois que cela s’est arrangé même si je n’ai pas de nouvelles de son arrivée pour l’instant… Comme je vous l’ai toujours dit, le vœu de célibat nous offre une progéniture nombreuse et les joies et les soucis qui vont avec…

 

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Semaine chargée !

 

Décidément ma lettre hebdomadaire devient bimensuelle, non par volonté de prendre de la distance, mais tout simplement en raison des événements qui se bousculent… Vous le savez déjà, la fin de semaine dernière fut marquée par la fête de l’engagement des nouveaux religieux à Sokodé, précédée de deux rencontres : une session jeune assomption, ainsi qu’une assemblée générale rassemblant les assomptionnistes du Togo et du Burkina-Faso. Par ailleurs, nous avons également célébré le renouvellement des vœux des 9 jeunes religieux de la région…

Revenons si vous le voulez bien sur ces différents événements…


Première profession de Thomas, Yves, Remi-Clovis, Paul, Pierre-Paul et Bonaventure. 31 août

Les nouveaux religieux

Les nouveaux religieux

La fête fut d’abord marquée par l’accueil des familles venues des différents coins du Togo et même du Burkina-Faso. « Donner » un de ses fils à l’Église, ce n’est pas rien, surtout dans le contexte africain où chaque membre de la famille fait partie du patrimoine familial et où l’on attend un retour sur  l’investissement en soins, en éducation et en scolarisation ! Le jeune se donne au Seigneur et doit se détacher de sa famille, mais la famille également doit vivre à sa manière ce détachement et cette donation. Dans la célébration, nous marquons cette dimension par un simple geste posé par les parents, qui consiste à remettre symboliquement l’habit religieux à leur enfant.

À l’heure dite, en ce 31 août 2013, la petite église paroissiale de Komah fut prise d’assaut par les convives, les familles, les amis, les paroissiens, les religieux et religieuses du voisinage et les 35 séminaristes du diocèse (en assemblée générale sur la paroisse ce même jour). La célébration fut présidée par le P. Michel Carrière, délégué par le provincial de France pour recevoir les vœux de nos jeunes frères. Votre serviteur, en tant que maître des novices, s’est efforcé de présenter en quelques traits, non dépourvus d’humour, les six jeunes élus du jour… En voici quelques extraits :

« Thomas… Je crois savoir que le célèbre vol de poires, rapporté par Augustin dans ses confessions, parait bien anodin à côté des quatre cent coups opérés par Thomas et sa bande d’amis dans sa jeunesse… Ainsi, à l’image d’Augustin ou de saint Paul, c’est une véritable conversion que vécut Thomas et qui lui permis de s’engager résolument à la suite du Christ… »

« Yves… Jeune homme aux multiples talents, sait apporter la joie là où il se trouve… Aucun djembe ne lui résiste et nombreuses furent les chorales à bénéficier de ses accompagnements. Un des frères a coutume de dire qu’il préfère qu’Yves frappe, avec tellement d’énergie, sur le djembé plutôt que sur son derrière… »

« Remi-Clovis porte viscéralement en lui le souci du Salut des âmes, et il ne ménage pas sa peine pour accompagner et conseiller celles et ceux qui croisent son chemin… »

« Paul, homme intérieur et méditatif, au point de se poser la question de la vie monastique, n’en a pas moins découvert son désir d’une vie apostolique… »

« Pierre-Paul, aime chanter les louanges du Seigneur, même si sa voix angélique, ne permet pas toujours à ses frères de reconnaître la mélodie qu’ils sont sensés reprendre… »

« Bonaventure… Passionné par saint Augustin, n’a pas manqué de profiter du Noviciat pour aborder de nombreux ouvrages sur notre patriarche dans la foi… Au point de vouloir presque prolonger son noviciat pour finir tout le programme de lecture qu’il s’était donné… »

Bonaventure fait profession entre les mains du P. Michel

Bonaventure fait profession entre les mains du P. Michel

La parabole des talents convenait merveilleusement à la célébration du jour et le P. Michel n’a pas manqué d’inviter et les jeunes religieux et les membres de l’assemblée à faire fructifier leurs propres talents confiés par le Seigneur. Puis, ce fut le temps de l’engagement proprement dit ; de la remise de l’habit et de la règle de vie ; d’un beau chant de consécration au Seigneur composé par le P. Bien-Aimé – un des formateurs du noviciat- ; de la signature de la profession religieuse et du baiser d’accueil dans la congrégation par les frères.

Bien sûr la célébration fut suivie des traditionnelles agapes… Un grand merci à toutes celles et ceux qui se sont mobilisés pour la fête, à nos généreux donateurs, qui ont permis d’aboutir à ce jour de joie et à nos jeunes frères qui se sont engagés avec générosité à la suite du Christ, dans notre famille religieuse ! Ils sont rapidement appelés à devenir missionnaires puisque deux d’entre eux sont envoyés en France pour les études, deux à Madagascar et deux au Burkina-Faso… Bonne route à chacun !


Session jeune assomption sur le développement durable. 26-28 août

Nous avons donc eu 2 jours et demi très intéressants, animés par trois intervenants locaux… La session fut fort appréciée car bien axée sur des dimensions pratiques. Après une petite réflexion théorique nous nous sommes, en effet, penchés sur l’étude de cas :

– Les techniques culturales agrobiologiques en maraîchage

– Apport en matières organiques au sol : Le compost

– Se lancer dans l’apiculture

– Les différentes méthodes naturelles de protection intégrée des cultures tropicales contre les ravageurs et les parasites

– Les techniques de cultures en agroforesterie

– Une unité d’élevage : ovins, caprins, poules, lapins, etc…

– La culture de champignons

Puis un atelier pratique de réalisation de compost…

Chaque communauté est repartie avec sa feuille de route pour des engagements et des pratiques plus éco-responsables… Pour en savoir plus voir l’article du frère Bernard Bamogo sur le Blog

Les 22 jeunes religieux et novices en session

Les 22 jeunes religieux et novices en session

 

Assemblée générale des assomptionnistes en Afrique de l’Ouest. 29-30 août

Durant une journée et demie, bousculée par la préparation de la fête, nous nous sommes penchés sur les différents défis de notre présence en Afrique de l’Ouest… L’ordre du jour s’articulait en cinq points : Vers plus de bonheur (vie fraternelle)… Vers plus de cohérence (assumer nos engagements)… Vers plus de pauvreté (notre style de vie et notre solidarité)… Vers plus d’audace (quels projets mobilisateurs pour l’avenir)… Vers plus d’autofinancement… Beaucoup d’idées ont été émises, mais aussi des engagements pris et des propositions à nos responsables provinciaux, espérons qu’ils porteront de bons fruits !


Renouvellement des vœux. 30 août

Et parmi toutes nos activités, le renouvellement des vœux des 9 jeunes frères de la région n’était pas la moindre… Georges, Lucas, Fabrice, Vivien, Jean-Claude, Fabrice-Marie, Emile, Michel et Bernard ont en effet renouvelé leurs vœux pour un an, dans l’intimité de la chapelle communautaire de Komah, entre les mains du P. Michel Carrière… Belle route à chacun d’eux, et notamment à ceux qui vont maintenant poursuivre leur formation à Kinshasa (RDC).


La vie par ici

Au cours de la semaine qui s’ouvre, la nouvelle promotion de novices fera sa retraite de rentrée. Je ne suis donc pas tout à fait sûr de pouvoir être au rendez-vous la semaine prochaine… À la grâce de Dieu !

 

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Des renoncements en guise de Bonne Nouvelle ?

 

23ème dimanche, année C, Lc 14,25-33 /

« Celui qui vient à moi sans me préférer à sa famille… sans porter sa croix… sans renoncer à tout ce qui lui appartient ne peut pas être mon disciple ! » Voilà, en résumé, l’Évangile de ce jour ! ! ! Mais pourquoi de telles exigences ? Où est la Bonne Nouvelle là-dedans ? Apparemment, l’Évangile de ce jour est à l’opposé de ce que recherchent nos contemporains, particulièrement dans les sociétés occidentales : la famille comme dernier refuge face à une société trop dure ; le bien-être d’une vie sans soucis et les petites économies pour envisager l’avenir avec suffisamment de sérénité… D’ailleurs Jésus ne demande-t-il pas, dans ce même passage, d’être sage et de prévoir l’avenir : « Quel est celui d’entre vous qui veut bâtir une tour, et qui ne commence pas par s’asseoir pour calculer la dépense et voir s’il a de quoi aller jusqu’au bout ? » (Lc 14,28)… Et pourtant, si l’on y réfléchit bien, le cocooning en famille, la fuite des épreuves et la confiance en ce que l’on possède sont-ils vraiment source de vie ? Sans rejeter ce qu’il y a de légitime dans une bonne vie de famille, dans une vie paisible et dans une certaine prévoyance, l’Évangile en dénonce l’absolutisation : au-delà de la famille, nous sommes invités à un amour plus large ; au-delà de la quiétude, nous sommes invités à un combat ; au-delà de notre assurance financière, nous sommes invités à nous assurer de notre avenir en Dieu !

Au-delà de la famille : un amour plus large !

Bien sûr il faut aimer ses proches et sa famille, au-delà du commandement de l’Ancien Testament concernant l’honneur dû à ses parents, il en va de la logique même de l’Évangile de l’amour… Mais Jésus semble nous avertir qu’un amour familial peut aussi être malsain, s’il est de l’ordre de la possession mutuelle, de l’exclusivisme, du renfermement sur son clan. Préférer Dieu à ses proches, pourrait peut-être se traduire de manière plus compréhensible : préférer suivre sa conscience, préférer sa liberté, préférer l’amour de tous plutôt que de se laisser enfermer dans l’amour de ses proches. Je ne peux m’empêcher de repenser ici à un article lu récemment, sur les « suicides altruistes »[1], où les psychiatres nous parlent de personnes au bout du rouleau qui éliminent leur conjoint et leurs enfants avant de se suicider elles-mêmes ! Dans leur raisonnement, il s’agit de « préserver leurs enfants de souffrances à venir, c’est un acte d’amour… » Et le psy de poursuivre : « si la préoccupation originelle est ‘normale’ (l’inquiétude sur le devenir des enfants), elle devient ‘totalitaire’ chez des personnes profondément égocentriques, immatures, fusionnelles, qui considèrent l’autre comme une partie d’eux-mêmes. »… Ces cas extrêmes illustrent bien l’avertissement de l’Évangile et, finalement, la Bonne Nouvelle que l’amour préférentiel de Dieu nous préserve d’un amour totalitaire !

Au-delà de la quiétude : un combat !

« Celui qui ne porte pas sa croix pour marcher derrière moi ne peut pas être mon disciple. » Ici encore, c’est d’un amour plus large dont il s’agit. Car, qu’est-ce qui a amené Jésus sur la croix, sinon les conséquences de son amour des hommes et de la vérité ? Ainsi, si nous voulons suivre Jésus, ne pensons pas que nous pouvons faire notre bonheur tout seul, sans nous soucier de l’injustice, du pauvre, de l’exploité… Et ajoutons que la croix ne peut manquer de se dresser à l’horizon si nous prenons à bras-le-corps l’amour du prochain, le combat pour la justice et pour la paix. Mais la Bonne Nouvelle tient dans l’affirmation que la croix, la souffrance, les oppositions que nous ne manquerons pas de rencontrer, n’auront pas le dernier mot. Car la croix du Christ est aussi une croix glorieuse : la récompense de celui qui aura mené le bon combat de l’amour sera la plénitude d’une vie en Dieu !

Au-delà de notre assurance financière : s’assurer de notre avenir en Dieu !

Cette dimension nous est certainement plus accessible, car nous savons bien que « l’argent ne fait pas le bonheur ». Mais creusons un peu : la phrase « Celui d’entre vous qui ne renonce pas à tout ce qui lui appartient ne peut pas être mon disciple »  voudrait-elle dire que seuls les vagabonds peuvent être chrétiens ? Ou que nous devons user des biens en étant conscients qu’ils ne nous appartiennent pas, comme les membres de notre famille ne nous appartiennent pas ?… Nous pouvons en user, dans la mesure où ils sont ordonnés à une vie toujours plus aimante et toujours plus solidaire. Et bien sûr, mais je n’y reviens pas, notre seul vraie richesse est celle des relations qui passeront les portes de la mort, contrairement à notre compte en banque : n’est-ce pas encore une Bonne Nouvelle ?

Alors les trois renoncements évoqués :

Celui d’un amour par trop enfermant,

Celui d’une quiétude par trop compromise,

Celui d’une assurance par trop fragile,

Ne sont-ils pas Bonne Nouvelle ?



[1] Flore Thomasset, La Croix, mercredi 21 août, page 5.

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Session jeune Assomption en Afrique de l’Ouest : le développement durable au programme

 

C’est parti pour une semaine d’activités intenses pour les religieux de l’Afrique de l’Ouest. Tous reviennent des vacances de Lomé, de Ouagadougou ou d’ailleurs, et se retrouvent à Sokodé pour échanger.

Pour la session Jeune Assomption, prévue du lundi 26 au mercredi 28 août 2013, le thème porte sur le développement durable. Selon l’ONU « Le développement durable est un développement qui répond aux besoins du présent sans compromettre la possibilité, pour les générations à venir, de pouvoir répondre à leurs propres besoins.»IMG_3991

Le père Benoit BIGARD, délégué du Provincial en Afrique de l’Ouest, explique les motivations pour le choix de ce thème : « c’est un thème qui semble ne pas être directement lié à la foi, mais en tant que religieux, nous devons être plus sensibles aux questions de notre société, notamment sur le développement durable et l’écologie. On est souvent désemparé face à la gestion des déchets en Afrique et nous assomptionnistes, ne pouvons y rester indifférents. Le Pape François en parle d’ailleurs dans sa dernière encyclique : «la foi, (…) en nous révélant l’Amour du Dieu Créateur nous fait respecter davantage la nature, en nous faisant reconnaître en elle une grammaire écrite par Lui et une demeure qu’il nous confie, afin que nous en prenions soin et la gardions… »  (Lumen fidei, §55)

IMG_4038Pour ceux qui participent à cette session, les attentes et les questions se rejoignent :

« Nous aimerions savoir comment bien gérer notre environnement, notamment sur les questions de chasse et de déforestation » (Père Bien-Aimé)

« Qu’est-ce qui peut être mis sur pied pour l’assainissement en Afrique de l’Ouest ?» (Adams, novice)

« Comment sensibiliser la population pour la gestion des déchets ? » Blaise (novice)

«  Comprendre les concepts de développement durable et d’écologie ? » (Frère Michel)

« J’aimerais comprendre les questions de développement durable, d’écologie, et comment notre environnement peut participer à notre santé » (Frère Jean-Claude)

« Je m’attends à découvrir les éléments et les acteurs qui entrent en jeux en matière d’écologie et de développement » (Ignace, novice).IMG_4034

Hyacinthe ALAO, formateur à Plan Togo, Mohamed TCHAKALA, sociologue et chef projet à Plan Togo, et Antoine BOKOBOLO, technicien agropastoral, sont les formateurs de cette session.

Pour Hyacinthe, « l’objectif premier, c’est d’améliorer la connaissance des participants sur le développement durable ; partager les bonnes pratiques et initiatives en matière de développement durable ; sensibiliser sur l’importance d’agir en faveur du développement durable… »

Mohammed ajoute que « l’effort que nous ferons c’est de ramener la discussion au concret, faire en sorte que les discussions portent sur le vécu quotidien. Il y’aura donc un double défi : partager les questions, et les ramener à un aspect pratique. »IMG_3980

Dans les jours à venir, les jeunes en formation se retrouveront entre eux, pour échanger et partager sur leurs diverses expériences de formation. L’Assemblée Générale est programmée pour le 30 et le 31 août, mais pour le moment, nous portons dans nos prières, le Père Michel CARRIERE qui nous rejoindra bientôt, pour recevoir les vœux des jeunes frères, et nous encourager dans notre mission.

Bernard BAMOGO, a.a

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Saison des engagements…

Premiers vœux chez les Sœurs de Sainte Catherine

Premiers vœux chez les Sœurs de Sainte Catherine

Nous avons la chance, sous nos latitudes, de vivre de nombreuses célébrations festives à l’occasion des différentes étapes vocationnelles des uns et des autres : jubilés de congrégations religieuses qui fêtent leurs 50 ou 25 années de présence ; jubilé des vingt années d’ordination épiscopale de notre évêque, Mgr Ambroise Kotamba Djoliba, qui fut fêté en grand à la cathédrale, non pas comme un jubilé personnel mais comme la fête de ce service rendu à l’Église diocésaine et, bien sûr, différentes étapes d’engagements de frères et de sœurs. C’est ainsi que le 15 août nous fêtions, avec nos sœurs orantes, le renouvellement des vœux des sœurs Georgette et Monique, la bénédiction de la nouvelle chapelle de leur communauté de Noviciat, et l’entrée de deux nouvelles novices… Le 21 août, nous étions dans un petit village à 2h30 d’ici, Kagnissi (paroisse de Pagouda), non loin de Kara, pour les premiers vœux de trois sœurs de Sainte Catherine (trois heures de célébration)… Enfin, ce samedi 24 août, nous accueillons la nouvelle promotion de novices, ici au noviciat saint Augustin de Sokodé, tandis que les novices du Vietnam prononceront leurs premiers vœux… Et je vous passe de nombreuses autres célébrations de congrégations voisines pour des premiers vœux ou des vœux temporaires…

Même si vous n’êtes pas tous dans ce contexte des jeunes Églises, ces engagements de jeunes à la suite du Christ peuvent renouveler chacun d’entre vous dans vos propres engagements. Ou plutôt, au lieu de subir parfois la routine de nos vies, ne peut-on pas chercher à la vivre, jour après jour, comme un engagement sans cesse renouvelé ? Car nos engagements partiels, et parfois passagers, sont l’expression d’un engagement plus fondamental de tout notre être… Comment le formuleriez-vous, quel est finalement l’engagement fondamental de votre vie ? Et comment vos différents lieux d’insertion dans la vie sont-ils au service de cet engagement fondamental ? Car mettre de côté notre engagement fondamental, au service de notre désir profond, c’est manquer à nous-mêmes, n’être plus ce que nous sommes, vivre à côté de nous-mêmes… Les vacances qui s’achèvent et la « rentrée » qui se dessine, ne sont-elles pas des temps propices pour opérer un nouveau discernement relatif à nos occupations quotidiennes, sont-elles au service de notre engagement fondamental pour la Vie ?

 


La vie par ici

Les pluies sont enfin arrivées… La saison des pluies fut, en effet, jusqu’alors plutôt sèche : quelques pluies parcimonieuses de-ci de-là, ne favorisant guère les cultures…

Cette période est surtout marquée par le retour des frères partis pour des vacances ou des sessions durant l’été. Le P. Iosif vient de rentrer de Roumanie, le P. Aristide rentre du Congo la semaine qui vient, le fr. Serge-Patrick rentrera mi-septembre. Nous avons la chance cette année de ne pas avoir de mouvement de religieux dans nos communautés de Sokodé, ce sera donc l’occasion de bâtir plus solidement ce qui a été initié l’année écoulée…

En plus de toutes les fêtes mentionnées ci-dessus, la semaine à venir sera bien remplie… Rencontre jeune-assomption durant trois jours sur les questions de développement durable et d’écologie, pour les 22 jeunes religieux et novices de notre région ; Accueil du P. Michel Carrière du conseil provincial, Assemblée régionale de deux jours pour relire notre présence en Afrique de l’Ouest et réfléchir à notre avenir ; Renouvellement des vœux de 9 frères, le 30 au soir ; Premiers vœux des 6 novices le 31 au matin…

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Besoin de Salut ?

 

21ème dimanche, année C, Lc 13,22-30 /

« Seigneur, n’y aura-t-il que peu de gens à être sauvés ? » (Lc 13,22) Vous posez-vous la question ? Et surtout, nos contemporains se posent-ils la question ? Le risque des chrétiens, dans notre monde postmoderne, n’est-il pas de vouloir apporter des réponses à des questions que les hommes de notre temps ne se posent plus ? Nous voulons annoncer une voie de Salut, mais la question du Salut hante-t-elle encore l’homme d’aujourd’hui ? L’évangile de ce jour nous invite alors à une triple urgence : Ouvrir des espaces de questionnement avant qu’il ne soit trop tard ; Rechercher, à temps et à contre temps, les chemins d’une vie bonne ; Inviter à la confiance…

Ouvrir des espaces de questionnement !

Nos contemporains ne se posent peut-être pas la question du Salut, mais ils sont certainement en quête de bonheur… Or, l’horizon du bonheur visé est souvent trop restreint, trop terre à terre, sans illusion… Ne faut-il pas, au contraire, ré-enchanter le monde, redonner le goût d’un bonheur plénier, d’un bonheur possible ? L’attrait renouvelé pour le spirituel sous des formes parfois déconcertantes, la fréquentation des monastères, des chemins de pèlerinage, des religions venues d’ailleurs et même des séries télévisées surfant sur la vague du fantastique, ne sont-ils pas de puissants signes que l’horizon purement terrestre, pragmatique, consumériste dans lequel on veut enfermer l’être humain ne peut le satisfaire ? Offrons donc aux hommes des espaces de questionnement existentiel, partageons-leur la richesse de notre tradition spirituelle à travers des lieux de silence, d’accompagnement spirituel, de fréquentation des grands témoins de notre histoire, d’ouverture à la beauté… Ainsi, ils pourront chercher, dès maintenant, à franchir les portes d’une vie éternelle et non pas quand il sera trop tard : « Seigneur, ouvre-nous »… « Je ne sais pas d’où vous êtes. » (Lc 13,25)

Rechercher les chemins d’une vie bonne !

 « Je ne sais pas d’où vous êtes. Éloignez-vous de moi, vous tous qui faites le mal. » (Lc 13,27) Dans le contexte de l’époque, et surtout avec la fin du passage très explicite, Jésus vise ici ceux qui, parmi les juifs, prétendraient avoir droit au salut en raison de leur statut de peuple élu. Mais l’avertissement vaut pour toutes les époques et pour toutes les appartenances dont on peut se prévaloir… Ce n’est pas au nom de notre titre de chrétien, de notre baptême, ou même de choses grandioses que l’on aura faites au nom de Dieu que nous serons accueillis dans le Royaume de Dieu… La version de Matthieu, à ce titre, est d’ailleurs bien plus explicite : « Beaucoup me diront en ce jour-là: Seigneur, Seigneur, n’est-ce pas en ton nom que nous avons prophétisé ? En ton nom que nous avons chassé les démons? En ton nom que nous avons fait bien des miracles ? Alors je leur dirai en face: Jamais je ne vous ai connus; écartez-vous de moi, vous qui commettez l’iniquité. » (Mt 7,22-23) Nous serons tous jugés, ou plutôt, nous ne nous serons rendus disponibles à entrer dans la vie de Dieu, offerte gratuitement, qu’en fonction du bien que nous aurons fait ! Que nous soyons juifs, chrétiens, musulmans, bouddhistes, hindous… païens ou athées. Il y a donc urgence à rechercher sans cesse, avec tous les hommes de bonne volonté, les chemins d’une vie bonne. Et pour cela, nulle recette toute faite, nul dogmatisme simpliste, mais un Homme-Dieu pour nous éclairer par sa vie, par ses paroles, par son compagnonnage sur nos routes humaines.

Inviter à la confiance !

Nous voudrions des gages, des chiffres sur le nombre de sauvés, des recettes à suivre… Mais la seule confiance à suivre est celle du Christ en croix : « Entre tes mains je remets mon esprit ! » Cette confiance lui vient de sa vie accomplie à faire la volonté de son Père et de sa relation intime avec lui, et non pas d’un quelconque calcul sur l’au-delà. Cultivons donc, nous aussi, une plus grande proximité avec le cœur de Dieu, rendons notre vie belle et fructueuse, expérimentons jour après jour sa miséricorde, alors notre « récompense » dans l’au-delà ne sera plus un souci ! Alors nous pourrons inviter tout homme de bonne volonté à la confiance au Dieu d’amour…

À ceux qui se posent ou non la question du Salut :

Ouvrons des espaces de questionnement,

Recherchons, avec eux, les chemins d’une vie bonne,

Invitons-les à la confiance !

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« Congé »

 

Une petite semaine de congé pour le blogue…

À  bientôt…

 

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De nouveaux religieux !

De nouveaux religieux faire-part 2013e

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Des livres à portée de main…

 

Nous avons la chance en communauté d’avoir des bibliothèques bien fournies, même ici au Togo grâce à de généreux bienfaiteurs… La difficulté consiste, en fait, à faire le bon choix ou à prendre son courage à deux mains pour aborder des livres « qu’il faudrait lire », mais qui ne nous séduisent pas d’emblée… La semaine plus calme qu’il m’a été donné de vivre fut justement l’occasion de quelques découvertes : j’avais lu plusieurs ouvrages de Bernard Werber, mais pas encore son best-seller Les Fourmis, c’est maintenant chose faite. Dans le contexte de notre maison entourée de termitières hautes de plusieurs mètres et de fourmis de tout acabit, y compris les fameuses fourmis magnans, la lecture était saisissante d’actualité. D’un tout autre ordre, l’ouvrage de Simon-Pierre Arnold (moine bénédictin, simonpierred’origine belge, vivant au Pérou depuis de nombreuses années), sur la vie religieuse[1], fut souvent cité dans mon parcours, mais je n’avais pas encore eu l’occasion de le lire. J’y découvre de belles convictions rejoignant fortement les miennes, en voici quelques exemples :

« Dans la vie religieuse, nombreuse sont les expressions qui traduisent ou valorisent une peur de soi-même, la crainte de l’initiative et de la décision personnelles. Rien n’est plus contraire à l’esprit de refondation [de la vie religieuse]. » (p.18)

« L’autoritarisme et la rigidité de bon nombre de modes de gouvernement ont pour conséquence la timidité, la soumission et l’angoisse avec lesquelles se vit une obéissance mal comprise, dans des catégories de peur. » (p.20)

« Je suis de plus en plus convaincu que ce n’est pas dans la sainteté, au sens ascétique du mot, ni dans la mission, comprise comme expression du dévouement généreux de tout l’être, que réside le défi principal de la vie religieuse, mais bien dans la quête de Dieu et le cheminement en sa présence. » (p.42)

« Il n’y aurait donc, dans la perspective de la refondation, qu’un seul vœu : la tâche de la conversion permanente, selon les critères du Royaume, pour revenir ainsi, par les chemins de l’obéissance, avec l’obstination persévérante de l’amour, à Celui dont l’éloignement, du fait de notre désobéissance, nous est insupportable. Quelle différence qualitative entre l’autosuffisance mortelle de « l’état » de perfection religieuse et la tâche de conversion permanente à laquelle nous nous consacrons par les vœux ! » (p.45)

Et vous, quels sont les beaux livres à portée de main que vous saisissez, ou ressaisissez, en ce temps de vacances ?


La vie par ici

Les novices étaient cette semaine en retraite afin de se préparer aux premiers vœux… Durant ce temps, le noviciat poursuit ses travaux champêtres : récolte des arachides, sarclage du maïs, semi d’haricots…

La 5ème édition des voyages d’intégration africaine est passée par Sokodé du 1er au 5 août, avant de se rendre à Lomé jusqu’au 12 ou 13 août. En voici quelques échos, par les participants eux-mêmes : voyage d'intégration

SYNTHESE DE LA JOURNEE DU 02 AOUT 2013

La cinquième édition des voyages d’intégration africaine a démarré le 1er Aout avec l’arrivée des différentes délégations dans la ville de Sokodé, première étape du voyage. Les participants ont été hébergés à l’OCDI (Organisation Catholique pour le Développement Intégral).

En ce qui concerne précisément la journée du vendredi 02 aout, elle a débuté avec le réveil à 6h30 et le petit déjeuner à 7h30. Les activités proprement dites ont commencé à 9h avec l’installation des commissions. Au total sept commissions ont été mises en place. Il s’agit de :

– La commission secrétariat et communication

– La commission santé

– La commission comptabilité et finance

– La commission animation et divertissement

– La commission restauration

– La commission hébergement

– La commission matériel et sécurité

Après l’installation, il y eut la présentation générale des participants. Période qui nous a permis de mieux nous connaître les uns et les autres. La présentation a laissé place à la lecture et à l’amendement du programme du voyage. La matinée à pris fin autour de 12h40 avec le déjeuner.

L’après-midi de cette journée a été consacré à la première communication portant sur le thème « Valeurs de la tradition africaine et formation de la jeunesse à la citoyenneté ». La thématique a été développée par Mme BOYODE/NOMBRE Marie-Thérèse, Parajuriste, responsable de la Commission Justice et Paix du diocèse de SOKODE et Membre de la commission santé de l’OCDI.

Articulée en trois grands points, cette communication a permis aux participants de bénéficier d’éléments de réflexions. Du premier point sur la vie spirituelle africaine, l’on retient que la religion a été un moyen d’intégration des peuples africains et qu’également, l’homme ne nait pas homme, il le devient. De plus, on ne nait pas africain, on le devient.

Quant au deuxième point sur l’Afrique moderne et la nécessité d’une éducation citoyenne des jeunes, elle a fait ressortir que la jeunesse est victime d’une civilisation libertine. Elle doit par conséquent prendre ses responsabilités pour participer et vaincre le sentiment d’impuissance, renoncer à l’attitude passive tout en condamnant toute forme de violence.

Après cette intervention de Mme BOYODE, s’en est suivie une série de questions et de préoccupations auxquelles elle a apporté des réponses. Le Père Jean- Paul SAGADOU a apporté sa contribution à l’intervention de Mme BOYODE par des conseils pratiques à l’endroit des jeunes, avant de terminer par une visite guidée du centre culturel Saint Augustin qui a accueilli la conférence.

Les participants ont rejoint le site d’hébergement à la marche sur une distance d’environ 5 km. Après le repas pris à 20h, les participants ont suivi deux films sur les précédents voyages du Benin (2010) et du Mali (2011).

La commission Secrétariat et communication

 


 

[1] Simon-Pierre ARNOLD, Au risque de Jésus-Christ, une relecture des vœux, Editions Lessius, 2007, Bruxelles, 144 p.

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Une vigie dans un phare !

 

19ème dimanche, année C, Lc 12, 32-48 /

Dans le passage d’évangile de ce dimanche, foisonnant de paraboles et de sentences fortes, j’aimerais m’arrêter avec vous sur ces quelques versets : « Le serviteur qui, connaissant la volonté de son maître, n’a pourtant rien préparé, ni accompli cette volonté, recevra un grand nombre de coups. Mais celui qui ne la connaissait pas, et qui a mérité des coups pour sa conduite, n’en recevra qu’un petit nombre.  À qui l’on a beaucoup donné, on demandera beaucoup ; à qui l’on a beaucoup confié, on réclamera davantage. » ( Lc 12,47-48) Dans une première approche, on pourrait s’interroger sur cette image d’un père fouettard, prompt à distribuer les coups… Rappelons-nous, d’abord, que c’est d’une parabole dont il s’agit, qui ne nous décrit donc pas, directement, l’attitude de Dieu. Dans un second temps, essayons de découvrir combien cette Parole peut être source de vie, un phare pour chacun, pour nous-mêmes, pour le monde !

Un phare pour rappeler à chacun ce qui est inscrit en lui !

Le texte nous parle d’un thème cher à l’Église, celui de la Loi naturelle ! Si celui qui ne connait pas la volonté de Dieu, mérite tout de même des coups pour sa conduite, c’est en raison de cette Loi naturelle, inscrite dans sa conscience, qui peut le guider vers une vie Bonne et Juste ! Jésus répond ici à la question des disciples : « Cette parabole [qui demande aux serviteurs de veiller activement en attendant le retour du maître] s’adresse-t-elle à nous ou à tout le monde ? » Et Jésus de répondre que, oui, elle s’adresse à tout le monde et, à fortiori, à celles et ceux qui prétendent être disciples du Christ. Ce qui nous est demandé n’est autre que ce qui est demandé à tout être humain, il ne s’agit pas de faire les anges, mais de devenir toujours plus humains. Ainsi nos paroles, nos actions, nos prises de positions pourront-elles rejoindre chacun de nos contemporains. C’est ce que Jean-Paul II appelait une Église experte en humanité, qui s’adresse à tous, notamment dans ses prises de positions sur les questions éthiques, ou encore, ce qui transparaît quand les textes du magistère s’adressent aux hommes de bonne volonté ! Non, ce n’est pas dans un rôle de père fouettard, ou de pourvoyeurs d’interdits que nous devons nous situer, mais dans celui d’être des phares pour indiquer la voie d’une vie belle et réussie, déjouant les pièges qui se dressent devant nous !

Un phare pour nous-mêmes !

« À qui l’on a beaucoup donné, on demandera beaucoup ; à qui l’on a beaucoup confié, on réclamera davantage ! »(Jn 12,48) Ce verset de l’Évangile peut être pour nous l’occasion d’un regard sur notre propre parcours, sur tout ce que l’on a reçu du Seigneur, de nos parents, de la Vie ! Qu’en avons-nous fait ? N’est-ce pas en mettant en œuvre ces dons reçus que nous deviendrons pleinement heureux ? Cela me rappelle une parole du P. Timothy Radcliffe : « Quand un frère remet sa vie entre nos mains, cela implique que nous sommes liés par une obligation correspondante. Nous devons oser lui demander beaucoup. Un Provincial doit avoir le courage de croire que les frères de sa Province sont capables de choses formidables, davantage qu’ils ne peuvent jamais l’imaginer. »[1] N’est-il pas essentiel de pouvoir entendre ces interpellations exigeantes pour nos vies, qui nous feront donner le meilleur de nous-mêmes ? Nous laissons-nous interpeller par la Parole de Dieu, par un accompagnateur spirituel, par des frères ou sœurs aînés, qui peuvent être des phares pour notre vie et relayer en nous cette interpellation de l’Évangile : « À qui l’on a beaucoup donné, on demandera beaucoup ; à qui l’on a beaucoup confié, on réclamera davantage ! »

Un phare pour le monde !

Finalement, l’attitude du serviteur qui sera trouvé à sa tâche quand le Maître reviendra, nous invite à être des phares, pour le monde, du Royaume de Dieu déjà là, mais pas encore en plénitude ! Notre qualité de vie témoigne-t-elle du Royaume qui vient ? D’une vie belle, épanouissante, solidaire, centrée sur la qualité de nos relations humaines, de notre vie intérieure, de notre filiation divine ? Une seule voie pour vivre tout cela, nous dit l’Évangile, celle du service ! Car il y a tellement de Joie à donner, ou plutôt, à rendre au centuple tout ce que nous avons reçu !

Ne vous voyez-vous pas dans le rôle de la Vigie dans un phare ?

Chargé de surveiller le large et de faire des signaux ?

Ne désirez-vous pas veiller sur la Parole de l’Évangile,

Et la faire la briller pour chacun, pour nous-mêmes, pour le monde ? 



[1] Timothy Radcliffe, o.p., Donner sa vie pour la mission, Lettre à l’Ordre des Prêcheurs, Rome, Avril 1994

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