Espérance…

Le cardinal vietnamien Van Thuän

Le cardinal vietnamien Van Thuän

Cultiver l’espérance n’est pas toujours facile, quand les nouvelles proches ou lointaines nous abattent… Que ce soit au niveau de l’actualité internationale, au sein de nos milieux de vie respectifs, ou en ce qui concerne nos proches, il faut vraiment, parfois, se faire violence pour scruter des signes d’espérance ! Il est vrai que nous entendons parler à tout propos de crise, mais je me demande franchement s’il y a eu des périodes de l’histoire sans crise… Lorsque l’information circulait peu et que chacun vivait dans son petit monde, on pouvait peut-être vivre dans une certaine illusion que tout allait très bien… Le sentiment de crise actuel est surtout dû, je crois, à un niveau de prise de conscience et de connaissance des réalités du monde jamais atteint…

En tant que chrétien, l’espérance qui nous habite n’est pas à confondre avec l’espoir. L’espoir, qui fait vivre dit-on, serait plutôt de l’ordre d’un ressort psychologique subjectif pour nous permettre de tenir le coup… L’espérance chrétienne, elle, s’appuie sur le cœur de notre foi : le Christ a vaincu le mal et la mort et nous a ouvert les portes d’une vie de plénitude en Dieu ! Toutes les manifestations du mal aujourd’hui ne sont que les soubresauts d’un « monde qui gémit dans les douleurs de l’enfantement » (Rm 8,22) Il y a trois choses dont nous devons témoigner autour de nous : de notre foi, de notre espérance et de notre charité. Le pape François résume ainsi le cœur de l’évangélisation et donc de l’espérance que nous avons à apporter : “Jésus Christ t’aime, il a donné sa vie pour te sauver, et maintenant il est vivant à tes côtés chaque jour pour t’éclairer, pour te fortifier, pour te libérer”. (Evangelii Gaudium 164)

En ce temps de carême, et de « crise » multiforme, cultivons l’espérance… Le pape Benoît XVI dans son encyclique Spe Salvi, sur l’espérance chrétienne nous a donné d’excellentes pistes : l’espérance n’est pas passive mais agissante ; la prière est une école d’espérance de même que l’épreuve et la souffrance. « Seule la grande espérance-certitude que, malgré tous les échecs, ma vie personnelle et l’histoire dans son ensemble sont gardées dans le pouvoir indestructible de l’Amour et qui, grâce à lui, ont pour lui un sens et une importance, seule une telle espérance peut dans ce cas donner encore le courage d’agir et de poursuivre. » (Spe Salvi 35)

       C’est à partir de cette espérance chrétienne fondamentale que je vous partage le dernier article de radio-okapi sur les otages du Nord-Kivu :

« Nord-Kivu: toujours pas de nouvelles de 600 otages des ADF

Environ six cents personnes, otages des rebelles ougandais des ADF, restent introuvables à ce jour. Toutes ces personnes avaient été enlevées durant la période de 2010 à 2013 dans plusieurs localités du territoire de Beni. Selon le porte-parole militaire au Nord-Kivu, ces otages seraient peut être exécutés ou amenés vers une destination inconnue. Mais, pour l’administrateur du territoire de Beni, l’espoir est encore permis… » lire la suite

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La Vie par ici

Semaine assez paisible, au rythme du carême. Comme je vous le disais ce sont plutôt les semaines à venir qui seront mouvementées… Nous essayons de maintenir notre table ouverte, surtout les dimanches, afin que le noviciat ne soit pas trop replié sur lui-même comme y inciteraient notre implantation champêtre et cette grande année de retrait dans le parcours vers la vie religieuse. Cette semaine nous avons eu la joie d’accueillir deux frères de Renaud (novice), dont l’un fait maintenant sa vie aux Etats-Unis, et rentrait au pays pour la première fois depuis quatre ans…

Pour la semaine à venir, nous aurons une nouvelle conférence dans le cadre de l’espace d’Alzon et, c’est une première, le thème fut proposé par nos amis musulmans, habitués de ces rendez-vous : « Science et foi sont-elles en opposition ou convergent-elles pour une meilleure compréhension de la religion ? » Intervenant : El Hadj BAKO, responsable qualité au Centre Régional de Transfusion Sanguine. Nous envisageons aussi une sortie communautaire vers le barrage électrique de Nangbeto, un genre d’effort de carême, car mobiliser toute la communauté pour une sortie et pour renforcer la fraternité n’est pas si anodin…

Sur ces quelques mots, plus tardifs qu’à  l’accoutumée, bonne suite de carême : Que l’espérance vous soutienne sur le chemin de la vie, que la soif et la faim d’une vie de plénitude pour tous dynamise ce chemin…

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Quelles faims et quelles soifs ?

23 mars 2014, 3ème dimanche de carême, année A, Jn 4,5-42 /

Dans ce beau récit de la rencontre de Jésus et de la Samaritaine, il en va fondamentalement de faims et de soifs à assouvir : de la part de Jésus, de la part de la Samaritaine, de la part des disciples… Et bien sûr, les quiproquos ne manquent pas : « Seigneur, donne-la-moi, cette eau, que je n’aie plus soif, et que je n’aie plus à venir ici pour puiser. » ou encore « ‘Pour moi, j’ai de quoi manger’… les disciples se demandaient ‘Quelqu’un lui aurait-il apporté à manger ?’ » En ce temps de carême, où nous sommes invités à jeûner, n’en va-t-il pas justement de ces véritables faims à assouvir, de ces véritables soifs à creuser… et des éternels quiproquos entre le souci du contenu de nos assiettes et le souci du contenu de nos cœurs ? Ne s’agit-il pas « d’adorer le Père en esprit et en vérité » ?

Quelle soif ?

Le Seigneur dit à la Samaritaine : « Donne-moi à boire. » : au plein soleil de midi, fatigué, cette demande est bien compréhensible… Mais n’entre-t-elle pas en résonnance avec cet autre midi, où le Seigneur, au bord de l’épuisement, dira sur la croix : « J’ai soif ! »… Oui il est homme, et son corps a besoin d’eau pour fonctionner, mais son cœur, lui, a besoin d’amour ! Cette soif fondamentale de Jésus, c’est que l’on réponde à son amour, que l’humanité réponde à l’amour de Dieu. Il semble parfois fatigué sur la route, par l’endurcissement des cœurs rencontrés, mais sa soif d’amour ne peut se taire pour autant. Et dans son ultime cri sur la croix, ne dit-il pas : « Voyez de quel amour je vous aime, répondrez-vous à cet amour ? J’ai soif…» ? Le Seigneur ne quémande-t-il pas auprès de la Samaritaine, comme auprès de chacun de nous, un peu d’amour ? Celle-ci semblait bien rechercher, effectivement, un amour qui la comblerait, mais sans succès avec ces cinq maris (plus un)… Et nous-même, ne nous trompons-nous pas bien souvent de but en cherchant à apaiser notre soif d’amour bien maladroitement : par le plaisir charnel, par le désir de plaire, par le désir de posséder… alors que le véritable amour n’est pas à accaparer mais à recevoir d’un autre ?

Une soif inextinguible !

Entre la soif et la faim, il y a me semble-t-il une différence sensible : la faim, on peut s’en accommoder plusieurs jours et puiser dans ces réserves, mais la soif a un caractère plus impératif et plus urgent. On ne vit pas très longtemps sans eau… Cette soif d’amour est donc urgente et nécessaire pour notre quotidien. Cherchons-nous, chaque jour, à donner un peu (ou beaucoup) d’amour autour de nous, et acceptons-nous humblement de nous laisser aimer (c’est parfois plus difficile encore) ? Mais surtout, avons-nous conscience que notre soif ne sera jamais assouvie ici-bas ? Que toutes nos expériences partielles d’amour ici-bas sont, pour nous, des lieux d’apprentissage d’un amour plus ouvert, plus universel : celui dont nous vivrons auprès de Dieu ? C’est bien ce dont nous parle Jésus à travers l’image de l’eau vive : « Tout homme qui boit de cette eau aura encore soif ; mais celui qui boira de l’eau que moi je lui donnerai n’aura plus jamais soif ; et l’eau que je lui donnerai deviendra en lui source jaillissante pour la vie éternelle. » (Jn 4,13-14)

Mais, en attendant, nous avons de quoi nous nourrir !

« Pendant ce temps, les disciples l’appelaient : ‘Rabbi, viens manger.’ Mais il répondit : ‘Pour moi, j’ai de quoi manger’… ‘ Ma nourriture, c’est de faire la volonté de celui qui m’a envoyé et d’accomplir son œuvre.’ » (Jn 4,31… 34) Oui, en attendant d’assouvir notre soif inextinguible, nous avons de quoi nous nourrir : rechercher la volonté de Dieu, se nourrir de sa Parole et les mettre en œuvre, voilà vraiment ce qui peut nous mobiliser au quotidien, nous donner sens, entretenir l’espérance. Nous voici donc au cœur du carême : le jeûne pour reprendre conscience de notre soif inextinguible et que l’homme ne vit pas seulement de pain ; la prière pour faire toujours plus nôtre la volonté du Père et l’aumône pour « accomplir l’œuvre de Dieu » : un monde plus juste et fraternel !

Oui, fondamentalement, de quoi avons-nous soif ?

Cette soif est-elle à satisfaire ici et maintenant ou à entretenir ?

En attendant, nous avons de quoi nous nourrir…

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Le Seigneur nous appelle…

    « Va, quitte ton pays, ta parenté et ta famille vers un pays que je te montrerai… En toi seront bénies toutes les familles de la Terre. » Cet appel adressé à Abraham, que nous réentendrons dans la première lecture de ce dimanche, résonne encore aujourd’hui en chacun de nous. Entendons-le bien, il n’est pas d’abord rejet de notre famille, mais ouverture à toutes les familles de la Terre. Oui, quels que soient nos choix de vie, l’itinéraire d’une vie humaine passe par cette sortie du sein maternel, du giron familial pour apprendre une fraternité plus large, jusqu’à être capable d’entrer dans la fraternité universelle des sauvés, c’est-à-dire le Royaume de Dieu…

jeremie

Jérémie au Centre Culturel

        C’est sur ce chemin que notre jeune volontaire assomption, Jérémie SIX, a pu avancer au cours de ces deux années qui toucheront bientôt à leur fin. Jérémie est arrivé parmi nous en septembre 2012, comme volontaire assomption, dans le cadre de la DCC (Délégation catholique pour la coopération). Originaire de Lille, prof de math, il a choisi de donner, d’abord une, puis deux années de sa vie pour un service d’Église et de solidarité Nord/Sud… Ces engagements variés ont évolué au cours de ces deux ans : animateur au Centre Culturel (responsable de la bibliothèque et du cyber-café), très engagé dans le soutien scolaire, enseignant de mathématiques à l’ITC (Lycée technique tenu par les Religieuses de l’Assomption), prof de français auprès des postulants ; la deuxième année est plus axée sur l’enseignement (math, formation humaine et religieuse), le soutien scolaire et il s’est intéressé également à la radio, avec des commentaires bibliques…

     Ce temps d’éloignement familial et d’apprentissage de la vie communautaire ne fut pas sans aspérités, mais lui a permis de prendre du recul, et de se donner les moyens de regarder en face ses désirs profonds et l’appel de Dieu… Une retraite ignatienne au Burkina-Faso, l’a bien aidé en cela, ainsi que l’accompagnement spirituel et voici qu’il vient de faire sa demande et d’être admis comme postulant assomptionniste (la première étape vers la vie religieuse). C’est une grande joie, et je le confie à votre prière, afin que ce chemin qu’il emprunte porte de bons fruits dans sa vie !

Le poste de jeune volontaire s’ouvre donc de nouveau, pour l’année scolaire à venir, avis aux amateurs…

Et vous, quels sont les appels que le Seigneur vous envoie pour une fraternité toujours plus universelle ?


 La Vie par ici

Le Jardin du noviciat

Le Jardin du noviciat

         Rien de bien nouveau sous le soleil qui, soit dit en passant, frappe fort ces temps-ci (c’est la saison la plus chaude, entre la fin de l’harmattan et le retour des pluies)… Mais nous préparons les rendez-vous à venir, car le rythme va bientôt s’accélérer avec une session d’Internoviciat (que j’anime en partie) sur la relecture de son histoire affective et la guérison intérieure ; les récollections de carême, les fêtes pascales  et puis un séjour en France et en Italie pour deux rendez-vous important : le 1er chapitre de la province d’Europe (fin avril début mai) et une session des maîtres des novices de la congrégation à Rome en mai. Durant ce temps, les novices auront une troisième session d’Internoviciat (sur les vœux) et leurs trois semaines de stage apostolique (dans le domaine social, auprès de malades et d’orphelins du sida, auprès de jeunes handicapés, et dans un centre de santé qui s’occupe, entre autres, de malades du sida, de lépreux et de soutien scolaire…)

      Sinon, nos modestes activités d’autofinancement se développent tout doucement, voici quelques photos de notre élevage de lapins (nous en sommes à 26), de la préparation des noix d’acajou (Anacades), et du jardin bien entretenu par les novices…

Préparation des anacades

Préparation des anacades

L'huile des noix s'enflamme

L’huile des noix s’enflamme

 

Les nouveaux clapiers

Les nouveaux clapiers

Sur ces quelques mots, bonne suite de carême, que le Seigneur vous soutienne sur le chemin entrepris…

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Transfiguration et transfigurations !

16 mars 2014, 2ème dimanche de carême, année A, Mt 17,1-9 /

L’événement de la transfiguration  se situe sur le chemin de Jésus et des disciples vers Jérusalem, c’est-à-dire vers la Passion… Luc précise d’ailleurs que Moïse, Elie et Jésus « s’entretenaient de son départ » ! Ce moment de gloire sur la montagne permet à Jésus, on peut le supposer, d’être affermi dans sa marche vers la Passion, dans son choix de vivre sa mission jusqu’au don de sa vie. Ce sera aussi un moment important pour Pierre, Jacques et Jean, qui pourront puiser, dans cet événement,  les ressources nécessaires pour interpréter ce qu’ils vont vivre pendant et après la Passion. Lorsque l’on dit de Jean, au tombeau vide : « il vit et il crut », nous comprenons bien que l’événement de la Transfiguration, en lien avec son compagnonnage de Jésus sur les routes de Palestine, a participé à ouvrir en lui le chemin de la foi ! Quand Pierre devra témoigner de sa foi, il s’appuiera également sur cet événement : «  Car ce n’est pas en suivant des fables sophistiquées que nous vous avons fait connaître la puissance et l’Avènement de notre Seigneur Jésus Christ, mais après avoir été témoins oculaires de sa majesté. Il reçut en effet de Dieu le Père honneur et gloire, lorsque la Gloire pleine de majesté lui transmit une telle parole: « Celui-ci est mon Fils bien-aimé, qui a toute ma faveur. » Cette voix, nous, nous l’avons entendue; elle venait du Ciel, nous étions avec lui sur la montagne sainte. » (2 P 1,16-18)

Eh bien je crois qu’il en va de même pour nous : de quelles transfigurations, moments fondamentaux pour notre foi, avons-nous été ou sommes-nous témoins ?

Transfigurations sur la montagne !

Certainement que, dans votre parcours de foi, vous vous souvenez d’un ou de quelques moments fondamentaux où vous vous avez pu « contempler la gloire de Dieu », ressentir sa présence, accéder à une conviction profonde… Etait-ce au cours d’une retraite, d’une marche dans la nature, d’un grand rassemblement chrétien, du passage dans une communauté, d’une prière intime au fond de votre chambre, d’une épreuve traversée ?… Surtout, n’oubliez jamais ce moment-là, rappelez-le à votre mémoire, savourez-le… C’est d’ailleurs souvent après coup, dans la relecture différée que ce genre d’événement prend sens. Comme pour Pierre, Jacques et Jean qui sur le coup n’avaient pas bien compris ce qui se passait et balbutiaient un peu n’importe quoi : « Il ne savait pas ce qu’il disait. » (Lc 9, 33) Ce temps de carême est un temps favorable pour monter sur la montagne, et peut-être bénéficier d’un moment de grâce : nous ne pouvons pas l’obtenir sur commande, mais nous pouvons nous offrir un cadre propice à une telle rencontre… Ne nous privons pas de monter sur la montagne !

Transfigurations dans la vie courante !

Mais, en-dehors de ces moments précieux, nous pouvons cultiver notre regard pour déceler la gloire de Dieu autour de nous : dans un visage « transfiguré », dans un sourire, dans un paysage qui nous coupe le souffle, dans une musique qui nous transporte bien au-delà de notre condition terrestre et de nos misères. Notre fondateur, le P. d’Alzon, prêcha ainsi sur un vieux curé, un certain soir : « M. Matton était fort laid : un nez, ou mieux, une trogne épanouie sur une petite figure ronde de la forme et de la couleur d’une tomate, avec deux petits yeux noirs percés à la vrille ; et tout cela, couronné de cheveux blancs mal peignés, à moitié couverts d’une vieille calotte de cuir. Ce portrait est exact. Qu’en pensez-vous ? Eh bien! Je vous dis franchement que plusieurs fois j’ai vu ce prêtre en prière, surtout pendant son action de grâces; je me suis mis à genoux aussi près que possible et obliquement, afin de contempler la beauté de cette physionomie et la sainteté de son expression. J’ai été là, témoin d’une vraie transfiguration… Car la vraie beauté est le reflet de l’âme. Plus l’âme est perfectionnée, plus l’expression extérieure est belle. » Ici, il est encore plus simple de monter sur la montagne : nous ne pouvons prendre le prétexte du manque de temps, du manque de moyen, il suffit de cultiver en nous un regard contemplatif, pour voir au-delà de ce qui se donne à voir ; de sentir au-delà de ce qui se passe autour de nous ; d’entendre au-delà de ce qui se dit… Afin de percevoir la beauté d’une âme, un silence qui parle, le mystère divin qui se rend palpable…

            Oui, ne refusons pas de monter sur la montagne, de faire des expériences de transfiguration ou d’en être témoin chez d’autres, ils sont nécessaires à notre vie spirituelle, à notre vie humaine dirais-je tout simplement… Il sera toujours temps, ensuite, de redescendre de la montagne, de démonter nos tentes et de nous plonger dans le travail des ouvriers du Royaume.

En ces temps parfois déboussolés, n’est-il pas urgent de s’offrir ces moments précieux d’intimité avec le Seigneur, ces moments de transfigurations ?

Loin de nous éloigner de nos frères,

ils nous préparent à la rencontre et au service !

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Un temps favorable…

careme 2014Et nous revoici au temps du carême ! D’année en année je suis toujours plus convaincu que ce temps est vraiment un temps favorable pour reprendre sa vie en main. Loin d’être un moment pénible c’est, au contraire, un temps où l’on peut s’épauler mutuellement pour une plus grande fidélité à l’Évangile. Que cela soit à partir de votre paroisse, de votre communauté religieuse, des ressources sur internet, des messages de vos évêques ou du saint Père, des retraites et récollections en tout genre proposées… Tout le petit monde catholique se met en branle pour vous proposer un carême fécond ! Je crois qu’il y en a vraiment pour tous les goûts et toutes les spiritualités et nous n’avons guère d’excuse pour ne pas saisir l’une ou l’autre proposition…

Le jeûne alimentaire revient à la mode, et les propositions de retraite avec 6 jours de jeûne stricte à l’eau et à la tisane avec deux jours de réalimentation (à l’aide de quelques fruits) se développent voir par exemple la proposition du Châtelard

Les retraites virtuelles fleurissent : le parcours de Croire.com (Bayard) ; la retraite dans la ville (Dominicains) ; Les propositions de ND du Web (famille ignatienne) ; La retraite en ligne des Carmes

Dans un autre ordre d’idée, plusieurs propositions vous proposent un carême plus en phase avec l’écologie : voir la sélection de cette catho-écolo ou encore le Carême pour la Terre sans viande ni poisson et beaucoup de nourritures essentielles.

Et pour un carême solidaire, d’autre ressources : celles du CCFD-Terre solidaire (France) ou de Développement et Paix (Canada)

Ce ne sont que quelques ressources glanées rapidement… Alors quel sera votre carême ? Ecolo… Solidaire… De jeûne… De prière… Ou plus certainement un mixte de tout cela… Profitez bien de ces propositions et surtout n’oubliez pas l’essentiel : une vie au quotidien un peu plus marquée du sceau de la fraternité, de la miséricorde et du pardon !

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Accepter notre condition humaine !

9 mars 2014, 1er dimanche de carême, année A, Mt 4,1-11 /

Oui, finalement, n’est-ce pas là la grande tentation ? Ne pas accepter notre condition humaine et chercher à la fuir par tous les moyens ! N’est-ce pas ce dont nous parle le récit d’Adam et Eve, qui ne nous renvoie pas aux origines de l’humanité mais aux défis qui se posent, de tout temps, à tout être humain ? N’est-ce pas ce dont nous parle le récit des tentations de Jésus que le démon voudrait détourner de son Incarnation ? Face aux difficultés et aux choix quotidiens que nous avons à faire, ferons-nous confiance à Dieu, ou chercherons-nous des solutions avec nos propres forces, quitte à tisser des pactes mortifères avec le Mal ?

Accepter notre condition humaine qui reçoit tout de Dieu !

Les tentations de Jésus sont clairement des tentatives, de la part du démon, de le détourner de son Incarnation, de sa condition humaine : « Pourquoi donc te laisser embêter par tout cela ? Fais donc le Dieu que tu es : transforme les pierres en pains, jette-toi du haut du temple, prends pouvoir sur tous les royaumes ! » Cela ne rejoint-il pas la tentation de tout être humain, évoquée par le récit de la Genèse : « Pourquoi donc te laisser embêter par tout cela ? Tu peux être ton propre dieu : accapare les biens dont tu as besoin, sers-toi de la magie pour arriver à tes fins, domine les autres sans scrupules ! » Et voilà comment, par peur de manquer, on en vient à confisquer les biens de la terre : 1% des personnes les plus riches possédant à elles seules la moitié des richesses du monde, les autres 99% se partageant l’autre moitié ! (Rapport d’Oxfam de janvier 2014) Jésus au contraire va garder confiance en son Père et « des anges le serviront »… Le récit de la genèse nous dit que « Dieu fit pousser du sol toute espèce d’arbres agréables à voir et bons à manger », c’est-à-dire qu’il pourvoit abondamment aux besoins des hommes ! Ne nous laissons pas prendre par ces peurs agitées des « étrangers qui viennent manger notre pain », mais rappelons-nous que nous avons le devoir de rendre, à chacun, la part qui lui revient des biens de la terre, donnés en abondance ! Ne jouons pas aux petits dieux mais acceptons notre condition humaine qui reçoit tout de Dieu !

Accepter notre condition humaine qui n’est pas maître des forces de la nature !

La deuxième tentation -demander des miracles pour utiliser Dieu à ses propres fins- nous met en garde contre l’attrait pour l’extraordinaire, contre le merveilleux, contre le magique. Là encore pour dominer sa condition humaine, l’être humain va chercher à utiliser la religiosité, les forces magiques, le merveilleux pour arriver à ses fins et jouer au petit dieu. Cette tentation s’exprime de bien des manières différentes, suivant les cultures, mais elle demeure toujours forte : forces occultes, magie noire, fétiches en terres africaines mais aussi religion manipulée, extrémisme, fanatisme sous bien des cieux ou encore sciences idolâtrées, manipulations de l’être humain ou exploitation de la nature en Occident. Jésus va au contraire accepter sa condition humaine, ne pas manipuler les forces mystérieuses à ses propres fin, mais orienter toutes ses forces vers l’amour et un amour qui le mènera jusqu’à la croix ! Ne jouons pas aux apprentis sorciers mais acceptons notre condition humaine qui n’est pas maîtresse des forces de la nature !

Accepter notre condition humaine qui trouve sa joie dans le service et non dans la domination !

La troisième tentation concerne la fascination pour le pouvoir ! Ici, ce n’est vraiment pas la peine de s’étendre en exemples, ils nous crèvent les yeux : ces dirigeants qui commencent parfois leur carrière pleins de bonnes intentions mais qui, finalement, s’accrochent à leur fauteuil, ces petits chefs qui deviennent tyranniques, et tous les petits royaumes qui sont sous notre coupe et que nous aimons contrôler au mépris des autres… Oui, l’ancien testament véhiculait bien une figure de Messie puissant et triomphant, mais c’est plutôt le « serviteur souffrant » qui sera la référence pour Jésus ! Ne jouons pas au tyran, une attitude qui ne peut être que source de malheur, mais acceptons notre condition humaine qui trouve sa joie dans le service et dans l’amour !

Jésus ne s’est pas laissé détourner de sa condition humaine alors qu’il aurait pu légitimement « faire prévaloir le rang qui l’égalait à Dieu » (cf. Ph 2)… Alors nous, qui nous berçons d’illusions lorsque nous nous prenons pour dieu, nous laisserons-nous manipuler par les tentations qui nous habitent ou emprunterons-nous, humblement, le chemin de notre condition humaine… sauvée par Dieu ?

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Ça bouge à Rome…

Vous suivez certainement autant que moi l’actualité romaine, mais pour celles ou ceux qui auraient raté quelques épisodes, je me fais ici l’écho de quelques nouvelles marquantes de l’actualité vaticane. Je m’en fais d’autant plus volontiers l’écho que ce sont des nouvelles réjouissantes…

Deux événements importants se sont tenus en février à Rome : un consistoire (une rencontre du pape et des cardinaux) et la troisième rencontre du C8 (du conseil des 8 cardinaux).cardinaux

Au cours du consistoire, le pape a donc créé les 19 nouveaux cardinaux (dont 16 électeurs, principalement non-européens). Première nouvelle importante : avec ces nouveaux cardinaux, la composition du collège des électeurs par continent est la suivante : Océanie (1), Asie (13), Afrique (13), Amérique (34), Europe (61, dont 29 Italiens). Les 61 européens sont, pour la première fois de l’histoire, équilibrés par 61 autres cardinaux du monde entier.

Seconde nouvelle importante, les cardinaux se sont penchés sur la question des divorcés remariés et de l’indissolubilité du mariage. Le pape avait demandé au cardinal Walter Kasper (représentant d’une position ouverte sur la question) d’introduire les débats, ce qui fut fait par une longue conférence de deux heures, allant dans le sens d’un chemin de pénitence et de miséricorde pour permettre aux personnes divorcées remariées de reprendre le chemin de la vie sacramentelle… Évidemment, l’unanimité est loin d’être au rendez-vous et le chemin sera long (environ deux ans, dans le cadre de la démarche synodale sur la famille), mais les signes sont prometteurs et le pape déterminé : Le pape a demandé, dans son mot d’accueil, de ne pas « tomber dans la “casuistique”, parce qu’elle ferait inévitablement abaisser le niveau de notre travail ». « Il ne s’agit pas de répéter la doctrine de l’Église que tout le monde connaît », a insisté le P. Lombardi devant la presse. « Nous devons reconnaître les signes du temps de 2014 comme il avait été fait en 1963, 1964 et 1965 pendant le Concile Vatican II », a expliqué à ce sujet le cardinal Oscar Maradiaga, proche du nouveau pape, durant son entretien à La Croix  dans lequel il rappelait la nécessité pour l’Église d’accompagner et de faire grandir, comme une mère ses enfants, tous les couples et familles, quelle que soit leur situation au regard de « l’idéal » de la vie chrétienne. Le pape François, en ce sens, a encouragé les cardinaux à définir « une pastorale courageuse, intelligente et pleine d’amour ». Voir l’article dans La Croix

Troisième nouvelle, la création d’une « Secrétairerie pour l’économie du Saint Siège » marque un réel tournant dans l’organisation de la Curie romaine. Il n’y a d’abord plus de numéro deux du Saint Siège, le secrétaire d’État (sorte de premier ministre) mais plutôt deux numéros trois : le secrétaire d’État (le cardinal Pietro Parolin) et le secrétaire pour l’économie (le  cardinal George Pell), membre du C8 (ceci permet de contourner la place trop prépondérante qu’avait prise le Secrétaire d’État du temps du Cardinal Tarcisio Bertone)… Par ailleurs, dans l’optique de contourner, surtout pour les questions économiques, la concentration du pouvoir entre les mains d’une seule personne, ce « Conseil pour l’économie » sera présidé par un cardinal coordinateur différent du Cardinal Pell. Il sera composé de 15 personnes dont 7 laïcs, et sera encore accompagné par un contrôleur général des finances (qui pourrait être également un laïc). Toutes ces décisions viennent à la suite de longues consultations, notamment du C8, mais aussi de cabinets spécialisés… Voir l’article dans La Croix

Vous voyez donc que cela bouge… et dans le bon sens au Vatican !


La Vie par ici…

La vie du noviciat poursuit son petit bonhomme de chemin…

Mercredi dernier s’est tenue notre conférence mensuelle à l’espace d’Alzon. Elle portait sur « Quand et comment avoir recours à la justice ? » et fut animée par M. Aimé KANTATI, président du tribunal de Sokodé… Passionné par son sujet, il a su mobiliser l’attention de l’assemblée de non-initiés que nous formions et susciter de nombreuses questions, si bien que la rencontre a duré 2h30… Bien plus que prévu initialement…

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Vendredi dernier, le noviciat s’est permis une petite journée d’escapade (la seconde depuis le début de l’année) du côté de Défalé, la terre natale d’Ignace, un des novices… Ce fut une belle journée, où nous avons pu profiter du bel accueil du vicaire, du curé, de la communauté des sœurs de l’instruction chrétienne et de la famille d’Ignace… Nous nous serions crus à Rio de Janeiro, au pied du Christ rédempteur qui domine la ville, mais nous étions aussi très heureux de rencontrer les enfants du foyer (orphelinat) et de découvrir une savonnerie…

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À part cela, le rythme habituel des cours, des accompagnements, de la prière…

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Comme le LIS des champs !

2 mars 2014, 8ème dimanche du temps ordinaire, année A, Mt 6,24-34 /

Quelle mesure employer pour mesurer la qualité de notre vie ? « La vie ne vaut-elle pas plus que la nourriture ?… Le corps ne vaut-il pas plus que les vêtements ? » (cf. Mc 6,25) Notre vie dépend-elle du regard des autres sur nous, ou même du regard que nous portons sur nous ? : « Pour ma part, je me soucie fort peu de votre jugement sur moi, ou de celui que prononceraient les hommes ; d’ailleurs, je ne me juge même pas moi-même. » (cf. seconde lecture de ce dimanche 1 Co 4,3)… Dans ce recentrage sur l’essentiel, les textes du jour nous donnent en exemple le lis des champs dont les lettres nous renvoient à trois attitudes fondamentales : L.I.S. Liberté… Insouciance… Solidarité…

Liberté !

La page d’évangile proposée à notre méditation ne nous dit pas de vivre de façon inconsciente ou paresseuse…Les oiseaux, donnés en exemple, travaillent beaucoup pour rechercher la nourriture mise à leur disposition, ils font d’ailleurs parfois des milliers de kilomètres pour cela… Mais l’évangile nous dit de ne pas nous laisser asservir par nos besoins ou désirs de biens matériels, mais de cultiver d’abord la liberté par rapport à l’argent, à la nourriture, aux vêtements, aux biens que l’on possède : l’essentiel n’est pas là ! Et cela rejoint la seconde lecture : ne vous souciez pas de ce que l’on dit de vous, qui ne se fonde bien souvent que sur les apparences, sur vos avoirs, sur vos signes extérieurs de richesse ou de pauvreté… Ne fondez même pas votre vie sur le regard que vous posez sur vous-même, regard qui peut être faussé vers une survalorisation ou, au contraire, une dévalorisation de vous-même ; mais ne vous souciez que du regard que Dieu pose sur vous-même : « Attendez la venue du Seigneur, car il mettra en lumière ce qui est caché dans les ténèbres, et il fera paraître les intentions secrètes. Alors, la louange qui revient à chacun lui sera donnée par Dieu. » ( 1 Co 4,5) La valeur d’un billet de 50 000 F CFA dépend-elle de l’apparence de ce billet ? Il peut être froissé ou sale, même déchiré en partie, il vaudra toujours 50 000 F CFA. Ainsi la valeur d’une personne ne dépend pas de ses atours extérieurs, de ce qu’elle possède, mais de la qualité de son cœur ! « Soyez donc libres par rapport aux biens », nous dit l’évangile !

« In-souciance » !

Le mot insouciance n’est peut-être pas tout à fait le mot juste, mais comme il correspondait à la deuxième lettre du « lis », je l’ai conservé… Je voudrais surtout exprimer ici qu’il ne s’agit pas de cultiver l’inquiétude et les soucis mais plutôt la confiance : confiance en l’autre, confiance en Dieu… « Même si une femme pouvait oublier le fils de ses entrailles, moi, je ne t’oublierai pas, dit le Seigneur » (cf. Is 49,15) Mais attention, cela ne veut pas dire que Dieu va pourvoir magiquement à tous nos besoins ! Mais qu’au cœur même de nos épreuves, Dieu est présent à nos côtés et nous ouvre un avenir… Un avenir ici-bas, ou un avenir auprès de lui. Une jeune fille très croyante, mais aux prises avec une maladie incurable qui la condamnait à court terme, s’était dit d’abord : « J’essaie de ne pas en vouloir à Dieu ! » et puis un peu plus tard, la maladie avançant, elle se fit cette réflexion : « Peut-être que Dieu a de plus grands projets pour moi que j’en avais pour mon avenir ! » Cette confiance est certainement liée également à un décentrement de soi et à une vie plus tournée vers le Royaume de Dieu : « Cherchez d’abord le Royaume, le reste vous sera donné… » (Mt 6, 33) Être tourné vers le Royaume, cela veut dire deux choses : de ne pas s’arrêter à l’horizon terrestre de notre vie, et de travailler à l’avènement du Royaume dès ici-bas ! D’où ce troisième mot :

Solidarité !

Ils sont nombreux, celles et ceux qui se sont engagés au service des autres, à plus de justice, à plus de solidarité, à plus de dignité… À avoir fait l’expérience d’une vie comblée de bonheur et même du nécessaire pour ici-bas… Car, lorsqu’on se donne totalement et avec générosité pour nos frères et sœurs les hommes, et particulièrement pour les plus pauvres, Dieu ne manque jamais de pourvoir à nos besoins. Et sans aller du côté du magico-religieux, on constate que beaucoup de personnes sont prêtes à nous soutenir dans notre action, si l’on sent que cette action est juste, vraie, utile pour les démunis… Et cette solidarité ne vient pas d’abord des nantis (surtout au début d’une œuvre) mais des pauvres eux-mêmes et des gens modestes… Oui, vraiment, les témoignages sont nombreux qui illustrent l’évangile de ce jour : «  Cherchez d’abord son Royaume et sa justice, et tout cela [nourriture, boisson, vêtements] vous sera donné par-dessus le marché. »

À y bien regarder donc, notre passage d’Évangile n’est pas une invitation à la nonchalance,

Mais à rayonner comme les L.I.S. des champs,

Par notre Liberté, notre In-souciance/confiante et notre Solidarité !

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Petit mot rapide…

En session de formation la semaine qui vient de s’écouler, je n’ai pas eu le temps de rédiger une méditation pour ce dimanche, je vous renvoie donc à la méditation d’il y a trois ans… (ci-dessous)

Notre session à Dalwak, non loin de Dapaong (au nord du Togo), portait sur les trois vœux. Elle fut animée par le P. Ignace PAGNAN, Marianiste, et a rassemblé 56 maîtres et maîtresses de postulats et de noviciats du Bénin et du Togo. Le P. Ignace nous a guidés tout au long de cette semaine, dans la relecture de notre façon de vivre les trois vœux, particulièrement dans le contexte africain, dans le désir que le vœu de chasteté ouvre un espace de rencontres ; que le vœu de pauvreté ouvre un espace de possibilités ; que le vœux d’obéissance ouvre un espace de discernement et de stimulation des autres…

Pour le dire autrement, à partir d’une méditation sur les noces de Cana :

–        Une présence « prévenante » (chasteté) « Et la mère de Jésus était là… » Sommes-nous présent au monde ?

–        L’attention compatissante et remplie d’espérance (pauvreté) « Il n’ont plus de vin… » Qu’est-ce qui manque ?

–        L’élan de l’obéissance dans la foi à la parole du Seigneur. (obéissance) « Quoi qu’il vous dise, faites-le. »

–        Le témoignage de la communauté. « Après quoi Jésus descendit à Capharnaüm avec sa mère, ses frères et ses disciples… » Le premier signe du nouveau banquet de noces, c’est la naissance de la communauté, d’une fraternité nouvelle, d’une fraternité universelle…


Perfection ou sainteté ?

20 février 2011, 7ème  dimanche A, Mt 5,38-48 /

 Nous retrouvons, ce dimanche, la suite du sermon sur la montagne, avec cette finale problématique : « Vous donc, soyez parfaits comme votre Père céleste est parfait ! » (Mt 5,48) Nous avons déjà suggéré, la semaine dernière, que la loi exigeante de l’Évangile n’est applicable qu’en se laissant prendre par la grâce de Dieu, mais le découpage liturgique du texte nous invite à approfondir encore notre méditation.

Ils sont assez nombreux, au cours de l’histoire de l’Église, ceux qui voulurent être des parfaits, mais n’est-il pas significatif qu’ils finirent tous du côté de l’hérésie : manichéens, bogomiles, cathares, intégristes… ? Posons-nous donc quelques questions : de quelle perfection s’agit-il ? Cette quête de perfection est-elle humanisante ? Viser la sainteté n’est-il pas préférable ?

Pour lire la suite cliquer ici

 Sur ces quelques mots, bonne fin de semaine et belle semaine. Que le Seigneur soit avec vous chaque jour sur le chemin de la sainteté…

 

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Des structures au service de la vie…

         L’exhortation du pape François, Evangelii Gaudium, est une source inépuisable d’inspiration ! Dans le premier chapitre, il nous parle des réformes structurelles nécessaires : « J’imagine un choix missionnaire capable de transformer toute chose, afin que les habitudes, les styles, les horaires, le langage et toute structure ecclésiale devienne un canal adéquat pour l’évangélisation du monde actuel, plus que pour l’auto-préservation. La réforme des structures, qui exige la conversion pastorale, ne peut se comprendre qu’en ce sens : faire en sorte qu’elles deviennent toutes plus missionnaires, que la pastorale ordinaire en toutes ses instances soit plus expansive et ouverte, qu’elle mette les agents pastoraux en constante attitude de “sortie” et favorise ainsi la réponse positive de tous ceux auxquels Jésus offre son amitié. » (EG n°27)

P. Benoît Gschwind, provincial 'Europe

P. Benoît Gschwind, provincial ‘Europe

       Il rejoint par-là, une étape importante que nous sommes en train de vivre en Congrégation : En effet, juste au moment où j’envoyais la lettre la semaine dernière, j’ai reçu la nouvelle de la nomination de notre futur provincial d’Europe… Il s’agit du P. Benoît GSCHWIND, qui jusque-là était provincial de France… Pour celles et ceux qui ne savent pas trop de quoi je parle, quelques petites explications : une congrégation religieuse est organisée en sous-ensembles qu’on appelle des provinces. Suivant les lieux et les époques, et pour correspondre aux développements ou replis de la congrégation sous certaines latitudes, les provinces se créent, se séparent en différentes entités, se rassemblent, et ceci depuis toujours… Depuis notre dernier chapitre général, pour mieux répondre aux défis de notre époque, nous cheminons vers une continentalisation de la congrégation (Amérique du Nord, Amérique du Sud, Asie, Afrique et Europe)… La province la plus avancée sur ce chemin est la province d’Europe, elle vient donc d’apprendre le nom de son premier supérieur provincial qui prendra ses fonctions effectives lors du premier chapitre provincial d’Europe. Celui-ci se tiendra en avril-mai prochain et marquera le lancement officiel de notre nouvelle province d’Europe. Puisque la continentalisation n’est pas encore effective ailleurs, la province d’Europe recoupera pour l’instant une réalité assez surprenante : En effet, elle s’étendra de la Nouvelle-Zélande à l’Angleterre, en passant par le Vietnam, la Corée du Sud ; le Togo, le Burkina-Faso ; la Turquie, Israël, la Grèce, la Bulgarie, la Roumanie, la Russie ; l’Espagne, l’Italie ; l’Allemagne, la Belgique, les Pays-Bas et… la France bien sûr ! Soit 18 pays ! Dans ces différents pays, ce sont donc 347 religieux (81 frères – 266 prêtres) de 26 nationalités différentes qui sont à l’œuvre pour l’extension du Règne de Dieu ! Les nationalités les plus représentée sont les suivantes : 139 Français, 48 Belges, 41Vietnamiens, 27 Néerlandais, 18 Espagnols, 14 Congolais, 13 Roumains, 9 Togolais…

Souhaitons, comme le pape nous y encourage, que ces changements de structures soient toujours plus au service de la mission qui nous est confiée au service de l’Église et du Monde. Gardons au cœur cet avertissement du pape, qui concerne toutes les structures d’Église, du Vatican à la paroisse locale, en passant par les diocèses et autres conférences épiscopales : « Sans une vie nouvelle et un authentique esprit évangélique, sans “fidélité de l’Église à sa propre vocation”, toute nouvelle structure se corrompt en peu de temps. » (EG n°26)

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Nord Kivu

Coïncidence ou pas, suite à ma lettre de la semaine dernière, je trouve enfin, depuis le début des opérations militaires, une allusion à la situation des otages, parmi les articles de Radio Okapi :

« Interrogé sur le sort des otages retenus par les ADF, le porte-parole de l’armée a indiqué qu’il ferait le point à la fin de l’opération. L’armée congolaise a lancé en janvier dernier l’opération « Sokola » [Nettoyez, en lingala] contre les groupes armés actifs à Beni dont les rebelles ougandais des ADF. Ces derniers sont accusés d’exactions contre les populations civiles. Depuis 2010, ils auraient enlevé plus de 800 personnes. » Voir l’article en entier en cliquant ici

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Du nouveau pour les célébrations dominicales

Une liturgie de la Parole pour les enfants se met en place dans notre paroisse… Voir l’article sur le blogue des AA en Afrique de l’Ouest.

Liturgie sous l'apatame...

Liturgie sous l’apatame…

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